Bilan de ce début d’année à Iguela
15/02/2018
Une saison compliquée…
Nous avons pêché 5 semaines entre le 5 janvier et le 8 février. La saison des pluies a été fortement marquée. Pour la période de Novembre/Décembre ça été vraiment bénéfique avec de nombreux gros poissons, carpes rouges, capitaines et carangues, de jour comme de nuit. Mais cette surabondance d’eau douce a finalement repoussé les poissons plus au large. Nous avons trouvé une mer dépourvue de sel, parfois même à marée haute. Tout notre système de pêche habituelle a été bouleversé, il a fallu s’adapter à ces nouvelles conditions ! Ce que nous avons évidemment fait. Une pêche compliquée ne veut pas dire mauvaise, loin de là ! Simplement c’est la patience, l’application en action de pêche et un poil d’acharnement qui nous a permis d’accéder à des résultats valorisants. L’excellente ambiance entre les pêcheurs et le staff a certainement jouée un rôle important dans nos résultats. J’adresse un immense merci à tous nos pêcheurs qui ont gardé la motivation même lorsque les touches étaient rares. Au final, après 5 semaines, le tableau présenté est intéressant. Pas de trompe-l’œil, la pêche a bien été compliquée avec cependant des moments merveilleux.
TARPON : La première quinzaine a été curieusement difficile. Par la suite il y a eu des passages magnifiques, du bord comme en bateau. Nous avons mis au sec 33 tarpons. A noter un joli « 65 kg » en 50 lb du bord. Deux pêcheurs ont touché 40 poissons le même soir… Le seul monstre a été perdu après une bagarre mémorable, moitié du bord, moitié en bateau. Une bête de 100 kg + qui a été amenée au bas de ligne mais pas gaffé volontairement. Ce tarpon s’est libéré avant la photo et les mesures ! Bravo à Thierry pour ce combat extraordinaire.
CARPE ROUGE : Il y a eu des périodes avec des touches régulières et des moments de solitude ! Pas mal de gros et très gros poissons. A noter un monstre de plus de 40 kg pris, photographié et relâché du bord. Plusieurs carpes de 25 à plus de 30 kg. Toujours au leurre et exclusivement du bord ! Le popper a ramené sont lot d’attaques mais il y a eu pas mal de raté…
CAPITAINE : Au deuxième lancer de son séjour, Olivier a pris un « capi » de 40 kg ! Sinon nous avons eu quelques superbes passages de beaux poissons. Il fallait vraiment s’appliquer pour déclencher les attaques. A noter plusieurs poissons de 30 à 40 kg et une moyenne honorable à 15/18 kg.
CARANGUE : Quelques grosses au début et une quasi absence par la suite. A noter deux carangues de 20/22 kg pour étoffer notre tableau final !
BARRACUDA : Nous avons renoué avec les « poutres » ! Cela faisait bien longtemps que je n’avais pas vu de tels monstres ! Le plus gros mis au sec faisait 1,96m pour 35 kg et Thierry toujours lui en rate un encore plus lourd, bagarre terminée, en le tirant au sec, le bas de ligne est coupé au dernier moment.
REQUIN BULL : plusieurs touches, des combats terribles, des bobines vidées et au final, deux ou trois poissons au sec. Le plus gros faisait 2,25m pour environ 120 kg. Pris par la queue, il a vidé la bobine avant de capituler…

Peu ou pas d’otolithes sauf pour Alain. A noter qu’Alain ne sait pas qu’un barra peut couper un bas de ligne Nylon. Beaucoup de touches, beaucoup de prises et pas un de perdu. La même semaine, Michel déplore une bonne dizaine de leurre perdu dans les dents des barras…
A noter la prise peu commune d’un Permit de 10 kg par Jilu. Et une paire d’élops de 1 mètre !

Si nous regardons que les plus gros poissons c’est une saison fantastique mais honnêtement, ça été moins facile que d’apparence ! D’où l’intérêt de faire un rapport totalement objectif…

Un grand bravo à Mathieu pour l’organisation au Lodge. Et beaucoup d’admiration pour mes deux marins Jonas et Richard toujours présents, à toutes les heures du jour et de la nuit.
Julien

Et je retrouve le Gabon…
02/01/2018
Crues de lagune !

Comme depuis plus de 20 ans, je termine une année au Gabon. C’est un rendez-vous presque obligatoire ! Une immersion dans une nature sauvage, intacte. Avec les grands animaux comme compagnons de pêche ! Toute l’infrastructure et la logistique du Loango Lodge au service de la pêche. Avec Mathieu comme pilier et mes deux fidèles marins Jonas et Richard. Les « vieux » sont solides, nous faisons une sacrée équipe.
Pour cette fin d’année, la météo nous apporte une quantité de pluie assez impressionnante. Il pleut presque tous les jours. Mais en ces lieux bénis, c’est une bonne nouvelle ! Le niveau d’eau monte, une crue de lagune se dessine… Les habitués attendent ce moment totalement imprévisible. Encore faut-il savoir aborder ce phénomène qui nous apporte une eau d’un noir presque épais. Les grosses carpes et les gros capitaines vont être généreux avec nous. Avec des séances où tout le monde plie régulièrement sa canne. Les poissons sont d’une taille magnifique, avec une moyenne normale comprise entre 15 et 30 kg ! Au lancer, au leurre et du bord, le challenge a tout pour plaire ! Les plugs Orion, les poissons nageurs BKS et Shibuki assurent, les Halco Max cartonnent, sans oublier les différents poppers. Quelques énormes carangues hippos viennent s’ajouter à nos longues bagarres. Michel notre vétéran prend une carangue de 1,31m sur un stick flottant. Mais d’un point de vu technique, c’est la Méthode Alex qui arrive largement en tête ! Ce pêcheur aussi bon que sympa m’a réellement surpris. Il pêche totalement courbé, penché sur son moulinet, comme s’il était à l’écoute de sa ligne. Parfois même, ne rigolez pas, il ferme les yeux... Il vit chacun de ses lancers. Dans la pénombre sa silhouette courbée est reconnaissable. Mais une méthode n’a d’intérêt que si elle marche ! Et là, Alex va nous surprendre avec parfois une belle quantité de gros poissons ferrés notamment lorsque tous les autres pêcheurs sont en panne de touche. Bravo ! Quand aux tarpons, moins nombreux qu’à l’habitude, nous en relâcherons tout de même 14. Quelques superbes combats, des bobines vidées sur des tarpons mal piqués ou sur des requins bull. Nous relâchons du bord un bull de 2,25m pris au popper après une belle cavalcade et sous une pluie monstre ! Curieusement les petits leurres ont été à la fête, notamment le Flitz qui n’a pas fini de nous surprendre. Les Tenryu Quattro en 4 brins dominent largement les débats. Et je dirais pas seulement à la pêche mais aussi pendant le voyage, aux enregistrements et aux douanes… Le Stella 18000 est à mes yeux le meilleur des moulinets avec un très bon point également pour les Twin Power. Les pêcheurs qui découvrent la destination sont impressionnés par la taille de nos prises et par tous ces côtés ultra pro qui nous permettent d’élaborer des séances de pêche surprenantes. Et comment ne pas souligner ces ambiances extraordinaires qui tournent autours de ces pêches d’exception. Lorsque le séjour se termine, je suis content de partir retrouver ma famille mais je sais que l’appelle des lagunes va se faire rapidement sentir et qu’un retour est à programmer.
Dans deux jours je repars au Gabon, pour un début d’année que j’espère aussi riche que le précédent. Et qu’importe le niveau de l’eau, il y aura forcément beaucoup de poissons et des gros à prendre encore…

La France un sacré coin de pêche !
31/12/2017
A la recherche des plus beaux poissons
L’année 2017 qui vient de passer m’a comblé dans mes pêches françaises. J’aime axer mes pêches sur la recherche des plus beaux poissons, avec des remises en question qui apportent des expériences enrichissantes. Car nous avons à portée de main, des pêches d’une qualité incroyable. Chez nous, les poissons ne se précipitent pas sur tout se qui bouge, il faut donc aller les provoquer ! Il faut savoir user et abuser des observations pour tenter de déchiffrer la surface de l’eau. Nos techniques personnelles sont parfois insuffisantes, s’adapter est le mot d’ordre et procéder à quelques ajustements s’avère passionnant ! Toujours se remettre en question lorsque les résultats ne sont pas la hauteur voulue. Le brochet est mon exemple de l’année. En 2015 et 2016 j’ai pris beaucoup de brochets mais pas un au dessus du mètre. Je ne pêche que du bord, je le précise. Plutôt que de me dire que les gros becs sont éduqués, j’ai changé mes stratégies. Les heures, les leurres, les spots et les récupérations. De loin ces changements paraissent anodins, je ne fais pas plus de kilomètres et j’utilise toujours mes fidèles Tenryu, Shimano et Mégabass, mais j’ai procédé à des ajustements intéressants. Visiblement les brochets ont apprécié puisque j’en prends cette année une vingtaine de plus d’un mètre et 8 de plus de 1,10m. Ceci pour dire que des solutions fantastiques passent parfois par de petits changements. Et aussi pour constater que les leurres durs marchent toujours très bien ! Pour la truite j’ai raté quelques bonnes périodes mais j’ai pu quand même capturer des farios de plus de 2 kg dont une plus de 4 kg un matin où rien ne laissait prévoir une si belle rencontre ! Moi qui ne suis pas un pêcheur de silures, j’ai vraiment tout fait pour en sortir un gros du bord. C’est mon pote Marco qui m’a servi de guide et il a assuré ! Toujours au lancer et aux leurres durs, j’ai pris quelques poissons de 2m et plus dont un joli sous-marin de 2,30m… J’en rate un autre probablement nettement plus lourd. Après tant d’année, je redécouvre une pêche qui ne m’attirait guère. Une pêche active avec des combats de dingue !
La pêche en altitude m’a également comblé, une histoire de paysages, de dénivelés et de marches sans fin… Avec tous les salmonidés possibles au bout du fil et avec mes leurres à bavette. A noter aussi des virées en canoë, une autre passion. Des silures de taille et des brochets énormes au fil de l’eau….
Une année de pêche française devait passer par la Méditerranée ! Avec l’ami Benjamin, j’ai découvert la pêche du thon rouge au leurre. Un régal de technique avec des montées d’adrénaline à la hauteur de ces fabuleux poissons. En 50 lb je me suis fait un peu chahuter, une heure de bagarre pour le plus gros thon et une occasion en or sur un xiphias qui nageait en surface. Tout ça en une seule journée et c’est en France ! J’ai profité de ce passage pour m’éclater sur les loups & tassergals.
Il est quand même magnifique pour un pêcheur au leurre d’avoir chez nous de telles possibilités. Et j’attends de pieds fermes certaines périodes de l’année à venir !

Mon mois d’août contrasté !
01/09/2017
Entre Portugal et Islande
Pour ce mois d’Août, j’enchaîne une paire de voyage purement européen ! Une virée plein Sud en Algarve et une expédition plein Nord dans les fjords islandais sont au programme. Un contraste de température amusant malgré un ciel uniformément bleu.
Pour le Portugal c’est avant tout une histoire de vacances familiales. Evidemment pour un baroudeur comme moi les joies de la plage ne riment pas avec bains de soleil & crèmes solaires ! De toute façon je n’ai pas dans mon ADN l’option baignade dans de l’eau à 18 ou 20° ! Je n’ai pas dépassé le niveau 1, c’est à dire la cheville… J’admire mes filles qui entrent dans cette mer comme si on était à Djibouti ! Mais ces vacances estivales me permettent de redécouvrir un pays plein de charme. Le Portugal accueille à merveille ses touristes, la gentillesse est omniprésente, du premier au dernier jour. Nous en profitons pour crapahuter sur des sentiers côtiers, en surplombant de multiples falaises, en se défoulant sur des plages immenses où viennent se fracasser les vagues de l’Atlantique. Malgré le soleil, la température reste très agréable. Côté pêche je dois défricher une spécialité qui n’est pas la mienne, la recherche du bar. Pas si facile au début ! J’encaisse deux jours de bredouille avant de trouver une superbe solution. Si les bars ne se montrent pas de jour et sur les pointes rocheuses, qui sont pourtant bien sauvages, je vais basculer dans une technique qui est une de mes préférées, la pêche de nuit ! Je suis bien aidé par une lune ronde et brillante. Je laisse les détracteurs de la pleine lune ruminés dans des théories stériles, moi j’adore cette phase lunaire. Je l’aime par dessus tout, car aux quatre coins du monde j’ai réalisé des pêches hallucinantes pendant cette période précise. Et là encore je m’éclate. Toutes les nuits, de 3h au lever du jour, je vais fréquenter les plages. Pas âmes qui vivent, personne, je suis seul sur le sable ! Par contre dans l’eau, les bars francs et les bars mouchetés sont très présents. Sur des petits poissons nageurs, je prends de nombreux poissons et des jolis en plus ! Martine insiste pour que j’en garde un ou deux, pour se régaler le soir d’un poisson en papillote. Pêcher avec la lune est un régal, je termine ce séjour par un coup matinal qui me rapporte 11 bars. Avec des poissons de plus ou moins 60 cm. Nous gardons tous un excellent souvenir de ce séjour dans le Sud du Portugal, un pays plein de qualité et de paysages somptueux.
Quelques jours plus tard, je me retrouve dans le Nord de l’Islande ! Malgré un ciel souvent pur, la température n’est pas la même ! Je viens accompagner mes amis dans un séjour « jig lourd » à la recherche des morues et lieus noirs. En fait il n’y a pas de recherche ! Car du poisson il y en a partout en quantité. C’est même incroyable. Au sondeur, sur des fonds de 50 ou 70m, il y a des murs de poissons qui font plusieurs dizaines de mètres de haut…Marco m’avait prévenu, mais je ne pensais pas que c’était à ce point. Nous allons passer un séjour d’amitiés, entres copains et dans une ambiance qui est la notre, excellente ! Les résultats sont surprenants, pas besoin d’être Grand Pêcheur pour plier sa canne du matin au soir ! C’est l’occasion d’apprendre quelques techniques nouvelles, comme la pêche au jig lourd. Des morceau de plomb de 500 gr ! Ce n’est pas pour contrer le courant mais pour essayer de piquer les plus beaux poissons. Car les morues aiment ces leurres énormes. Nous prendrons des centaines de morues, avec de très nombreux poissons de 8 à 18 kg. Pour les lieus noirs c’est un poil plus technique ! La vitesse de récupération entre en jeu, la finesse aussi. Et j’ai la surprise lorsque le premier lieu arrive au bateau de contempler un poisson magnifique qui me rappelle les plus belles espèces d’outremer. Il faut dire que ces lieus font au minimum 10 kg et que les bagarres sont terribles ! Je garde en souvenir des pêches plus modestes du bord, avec des avalanches de touches et de prises, des espèces variés même si rien ne dépasse les 2 ou 3 kg. Egalement mes balades matinales, le long d’un torrent aux cascades spectaculaires. Avec quelques ombles à la clé. Côté nature, les baleines nous ont souvent accompagnées ainsi que les phoques et les oiseaux de toutes les couleurs et les tailles. Mais c’est le soir dans notre chalet que l’ambiance est la plus belle. Un mélange de bonne humeur et de repas somptueux ! Un grand merci à l’instigateur de ce voyage, Marco et à Henri le boss de ce club de pêche.
Sans voyager loin, nous avons en Europe des voyages de pêche totalement accessibles et avec des résultats de premier ordre. Nos poissons, bars, lieus, morues et bien d’autres de mer et d’eau douce atteignent de superbes tailles et sont passionnants à pêcher. Il y en a forcément pour tous les goûts et il serait dommage de ne pas en profiter !

Un Mois de Mars aux Bijagos
25/04/2017
Acunda, destination COBIA !
Je suis arrivé début Mars à Acunda et je suis reparti début Avril. Eric me demande de gérer la pêche sur cette période. Une gestion facilité par la présence d’une équipe de marin très performante. 4 bateaux sont disponibles, une coque catamaran skippé par Matar. Il va se consacrer tout au long de cette période à la recherche des gros tarpons. Les 3 autres Opens sont skippés par Nato, Ass et Issa. Pour des pêches côtières classiques sur les carangues, carpes rouges, otolithes et surtout cobias. En moyenne nous aurons 3 bateaux dehors tous les jours. Les pêcheurs auront des objectifs divers, nos amis les Delaunay sont « tarpons only », certains veulent absolument prendre une paire de cobia, d’autres visent les carangues ou les fameux diabars. Ce mois de Mars nous a permis de contenter tout le monde avec des pêches variées et des poissons de belles tailles. La zone de prospection est immense, il y a les épaves, les zones de roches, les fosses, les bancs de sable et quelques nouveaux spots prometteurs. Quotidiennement tous les résultats ont été notés pour que chacun puisse se faire une idée d’un mois de mars à Acunda.
TARPON : Beaucoup de touche, des bagarres engagées et un peu trop de ratés. Ceci dit, nous en capturons 17 dont 13 poissons pesant entre 85 et 99 kg !Il y a eu un soir à 11 touches identifiées pour un seul bateau.
COBIA : Nous en avons pris 178 exactement !Dont 16 pesant plus de 30 kg. Le record est à 44 kg, au leurre ! Une journée à deux bateaux nous avons pris 36 cobias…
CARANGUE : Quelques superbes séries, au leurre. Sur des bancs de sable ou des postes précis. Avec des poids moyens intéressants. A noter de nombreux poissons pesant entre 10 et 14 kg.
POMPANO : Là encore, de belles séries ! A retenir plusieurs prises de 10 à 14 kg ce qui a procuré de superbes combats sur les cannes à lancer.
Carpe rouge : Au vif, au leurre, sur certains postes les touches s’enchaînent !Avec un poids moyen de 3 à 6 kg.
DIABAR : Attention, un diabar de 15 kg pris au ras d’un obstacle est un sacré coup de ligne ! Si les touches sont parfois nombreuses, les casses et déconvenues s’accélèrent également… Tous ces poissons font plus de 10 kg mais nous n’avons pas dépassé la barre des 20 kg !
BARRACUDA : Par moment. Nous ne les recherchons pas spécifiquement mais sur nos postes quotidiens ils sont parfois très actifs. Plusieurs gros sujets embarqués avec un record à 28 kg pour 1,88m !Sans bas de ligne acier…
OTOLITHE : Deux pêcheurs en ont pris 60 en une seule matinée, moitié au vif, moitié au leurre. Plusieurs otolithes de 10 à 12 kg seront capturées.
SERIOLE : Une seule sortie pour une vingtaine de prises, avec quelques beaux poissons.
Et dans les espèces moins courantes, à noter une raie de 70 kg sur une petite canne, un monstre de Triple tail et une paire de capitaine.
Les techniques utilisées sont principalement le vif, canne tenue à la main. La pêche au leurre de surface, popper & stick bait. Les leurres de profondeur comme les Vibrations et le poisson mort manié !
Pas de mauvaises périodes à signaler, une journée moyenne fait forcément place à de belles séances !

Tous ces résultats font partis d’un travail d’équipe. Avec un cuisinier, Ibrahima, de grande qualité qui sait s’adapter à tous nos horaires. Un bon point à la serveuse Berta qui sait anticiper en nous servant nos boissons favorites. Le service chambre et linge, toujours efficace et discret. Et toute l’intendance qui fait qu’un camp aussi isolé ne manque de rien ! le mot d’ordre a été la bonne humeur à toutes heures du jour et de la nuit !

Julien

TARPONS !
01/02/2017
Début d’année à IGUELA

Après un retour en France et des fêtes de fin d’année peu amaigrissantes, je reviens à Iguela pour une quinzaine très attendue. Je retrouve la fine équipe, Mathieu et les marins sont prêts pour de nouvelles aventures assez nocturnes. Pour se mettre dans l’ambiance, d’entrée nous attaquons par une séance tôt le matin et un coup du soir à rallonge. Les pêcheurs qui nous accompagnent sont tous ultra motivés ! Je me répète, ici mieux vaut être fort moralement que physiquement. C’est la règle, celle qui mène aux succès. Thierry, Francis et Fred sont des anciens qui m’accompagnent depuis longtemps puis Morgane et Jean Noël sont nos petits nouveaux tout droit venus de Corse. Ils sont là pour découvrir et plier les cannes ! L’entente sera parfaite, idéale. Quand un séjour démarre par un gros résultat, cela facilite la suite. Et pour ces premières 24 heures, nous allons droit au but ! Une avalanche de carpes rouges avec de belles bêtes de plus de 20 kg. Des capitaines entre 12 et 20 kg et bien sûr des tarpons ! Et pas des petits puisque le poids moyen s’échelonne entre 75 et 95 kg ! La semaine qui va suivre sera fabuleuse. Tous les pêcheurs prendront au moins un très gros tarpon et beaucoup d’autres poissons. Thierry capture enfin le tarpon de ses rêves. Nos corses se régalent, Morgane avec une carpe de 25 kg et J.Noël avec un tarpon de 75 kg. Mon premier tarpon se pique par la joue, la bagarre qui suit est monstrueuse. Je crois le perdre plusieurs fois, je finis loin dans la lagune, là où le sable s’arrête ! Ma main se referme enfin sur sa mâchoire inférieure, j’ai du mal à la mettre au sec. J’appelle à l’aide avec ma lampe. J.Noël ne sera jamais un grand photographe, qu’importe, après quelques clichés et des mesures nous le relâchons. Plus de 90 kg…
La semaine suivante sera plus compliquée avec une météo capricieuse et des orages aux mauvais moments. Ludo, notre congolais, nous montre bien que le surf reste une super technique au Gabon. Il capture plusieurs très grosses carpes rouges et des capitaines dodus.
A noter de très belles séances de pêche en lagune, avec des poissons et les grands animaux africains comme spectateurs. Côté mer, sur la plage, des balades/pêches sans fin, avec l’image d’une lointaine panthère qui vient se dorer au soleil… Les tarpons seront plus malins que nous, nous les raterons tous lors de ces derniers jours.
Au final, une superbe quinzaine et l’envie de recommencer au plus vite !
Un point sur le matériel. Côté canne la nouvelle Tenryu Quattro 80 est tout simplement fabuleuse. Elle lance loin, très loin et en bagarre je peux dire que c’est une bombe ! Pour les moulinets, pas de surprise, moi c’est Shimano Stella 18000, et je ne suis pas prêt de changer. A noter quand même la belle performance de la série Twin Power, en vrai 18/20 en test. Pour les leurres, pas de nouveauté fracassantes, les plugs Orion restent dans le tiercé de tête. Le Halco Max confirme son incroyable efficacité. Et ne pas oublier les poissons nageurs BKS et Shibuki, sans eux, plus d’un poisson n’aurait pas été pris. Un bon leurre doit s’accompagner d’excellents triples. Après de longs tests, les séries VMC 75 m’ont comblé et quand je pêche les gros tarpons je ne blague pas !
Mon retour en France est incroyable, il me reste 4 jours de pêche au brochet avant la fermeture et malgré les –5° je m’éclate sur des brochets d’une taille presque gabonaise ! Le bord de l’eau gèle, mes anneaux sont des blocs de glace, en bagarre je dois plonger la canne dans l’eau pour pouvoir mouliner ! Mais j’ai le plaisir de prendre une douzaine de brochets de 90 à 1,15m. Toujours au leurre à bavette !

Une fin d’année au Gabon
31/12/2016
Bilan du séjour Loango Lodge 2016
Je reviens de ma saison d’automne au Loango Lodge, à Iguela. Tout d’abord c’est le plaisir de retrouver une lagune que je connais parfaitement, puisque c’est là que j’ai démarré mes aventures gabonaises il y a 20 ans… Le Lodge est absolument superbe, il surplombe les eaux sombres de la lagune d’Iguela. Le confort est idéal, les cases sont espacées, grandes et spacieuses avec ventilateur et climatisation pour réguler nos petites nuits de sommeil ! La piscine c’est pour la sieste, pour une remise en forme et une détente obligatoire. Il y a des cases doubles, des suites et même une case familiale avec une terrasse juste au dessus de l’eau. L’endroit est idyllique grâce à une équipe d’employés souriants, toujours en avance sur les horaires ! Cela ne trompe pas, si l’ambiance est aussi plaisante c’est que la direction est à la hauteur, c’est à dire au top ! Mathieu est l’homme de la situation, gérant, directeur, guide de pêche, passionné de nature, il s’entend à merveille avec ses employés, pour notre plus grand plaisir. Je retrouve après tant d’année mes anciens marins, qui comme moi ont quelques cheveux blancs ! Mais ils ont toujours cette force nécessaire pour mener à bien toutes nos expéditions de jours comme de nuits, pas un raté au programme.
Nous avons démarré la pêche début novembre pour finir mi-décembre. Les résultats ont été évolutifs, avec des périodes laborieuses mais les pêcheurs appliqués ont été récompensés par des prises de qualités. Nous avons également connu des périodes, heureusement assez longues, absolument superbes avec des grosses bagarres à répétition. La pêche a changé à Iguela, peu de chasses spectaculaires, il faut savoir s’adapter, c’est notre rôle et nous l’avons mené à bien ! Un bilan se fait sur l’ensemble du séjour, pour tenir compte des points forts mais aussi des points faibles. Voici espèce par espèce nos résultats pour nos groupes de 5 pêcheurs par semaine.
Le tarpon : Autant commencer par le poisson roi ! Le constat est clair, nous avons plus touché de tarpon que de carangue !!! Enfin presque… Il y a eu environ 240 tarpons ferrés. Je ne parle pas des tapes sur un leurre. Nous en avons mis 39 au sec ! Trop de casses à mon goût, surtout pour les têtus qui ne veulent pas mettre des bas de ligne en conséquence… La moyenne de taille est superbe, un tiers de tarpon entre 25 et 45 kg. Un tiers de 50/60 kg et un tiers de 70/85 kg avec un record qui frôle les 100 kg. Forcément du bord cela procure d’extraordinaires combats.
La carpe rouge : Les résultats ont été irréguliers. Parfois pratiquement absente et à d’autres moments en quantité. A signaler deux 35 kg en bateau et une 30 kg du bord, voilà nos records du séjour. Certains pêcheurs ont connu la touche minute et d’autres ont souffert pour en mettre une au sec. C’est le Gabon !
Le capitaine : Pas de passage impressionnant comme il en existe parfois mais une belle densité de poissons de 20 kg et plus. A noter un superbe capitaine de 30 kg pris en canoë par nos gladiateurs Thierry et Christophe. Mais l’émotion est venue d’un poisson monstrueux, un record rare. Nous avons mis au sec un capitaine de près de 60 kg ! Fantastique !
La carangue : Quelques bancs de poissons de 4 à 10 kg et des prises isolées sur les plus grosses. 18 kg restera la plus lourde du séjour.
Le barracuda : Sans vraiment les chercher, nous en avons pris régulièrement. Le plus grand de la lagune faisait 1,93m et côté mer 1,70m. Nous avons vu pas mal de gros barras mais pas si facile à leurrer…
L’otolithe : Des touches régulières, un peu plus en bateau que du bord. A part une paire de12kg, les autres étaient plus petites.
Les requins… Ils nous ont privé de quelques superbes poissons. Ils nous ont dévoré des capitaines et même un gros tarpon ! Nous en avons mis 3 au sec malgré nos bas de ligne en Nylon. Des gros, entre 80 et 100 kg.
Gabon Express ! C’est mon expression pour parler d’une touche géante et d’une bobine de moulinet qui se vide inexorablement ! Il y en a eu plusieurs et là c’est de l’émotion pure !

Le bilan général est donc très flatteur. Cela n’empêche qu’il faut se battre et surtout s’appliquer pour en arriver à ces résultats. C’est un des plaisirs de la pêche, surtout lorsqu’il s’agit de capturer les grands poissons côtiers.

Le matériel : Du classique, les équipements en 50 et 80 lb on été largement sollicités. Un excellent point à la nouvelle canne voyage Tenryu Quattro 80 lb, une canne multibrins qui me fait totalement oublier mes anciennes cannes classiques ! Shimano toujours au top pour les moulinets. Un autre très bon point pour les hameçons triples VMC séries 75. Et toujours les leurres fétiches comme les plugs Orion, les poissons nageurs BKS et Shibuki sans oublier le redoutable Flitz, les Vibrations Max et Deeper. Puis les classiques poppers, sticks baits flottants et coulants et enfin le plus ancien de la liste, le Shad Rap, le roi de la calée !

Merci à tous les pêcheurs pour ces ambiances merveilleuses. Un grand bravo à Mathieu et son équipe. Et puis à J.Michel pour la coordination du voyage et au Gabon ce n’est pas qu’un détail !
A bientôt, pour continuer l’aventure…
Julien

SAISON 2017
25/09/2016
Quelques idées de voyages…
Je vais terminer cette année par une nouvelle immersion dans la nature gabonaise ! Un retour sur Iguela, une lagune que j’ai sillonné de jour comme de nuit pendant des années. Je n’oublie pas que c’est ici que j’ai pris mon plus gros tarpon, 112 kg ! Après cette cession de novembre/décembre, je vais y retourner en janvier, une saison que j’apprécie particulièrement.
En mars, je vais tenir le camp d’Acunda pendant un mois. Histoire d’associer la pêche, les conseils et l’organisation. Une excellente période pour la pêche. Beaucoup de cobias, des gros ou très gros tarpons et des quantités de touches qui parfois impressionnent sur les carpes rouges et otolithes… Le campement est situé sur une île, un dépaysement qui fait plaisir. L’équipe sur place est très pro, les marins sont excellents et les bateaux performants. Quand à la cuisine et le bar, c’est un plaisir de s’y arrêter ! Mon dernier voyage en octobre 2015 a été un succès. Il est donc logique que j’y retourne pour une nouvelle expérience.
Dans mes projets, j’aimerai retourner au Costa Rica, mais pour des séjours « tarpon » ! Un mélange de pêche au leurre et à l’appât. Je vais voir si février tente quelques amoureux de ce poisson d’exception.
Et puis également un mot sur la nouvelle destination du Gabon, Mayumba. La pêche en bateau est à l’honneur. Mais avec mon insistance habituelle je vais essayer de découvrir quelques spots du bord. Histoire de ferrer des grands poissons, ceux qui nous régalent de combats hors normes ! Il est toujours excitant de prospecter une nouvelle zone. C’est l’occasion de pêcher sans préjugés et de se forger une nouvelle expérience…
Et puis avec l’appui de J.Michel SY et l’agence Mémoire d’un Fleuve, nous aurons encore d’autres propositions pour cette année 2017. Affaire à suivre !

EXPEDITION DJIBOUTI
01/09/2016
Les ignos du désert
Ma dernière virée à Djibouti, toujours dans le secteur des 7 Frères, m’a comblé à plus d’un titre. Tout d’abord une organisation sans faille, avec des transfert et des ravitaillements qui restent des aventures selon nos critères européens ! Notre petit campement nous permet de développer la pêche de la meilleure des manières. Au niveau des heures et des lieux. Et dans un contexte de sécurité totale. Le but de ce voyage ce sont les ignobilis. Tout est axé sur ce fabuleux poisson et chacun aura son lot de grosses bagarres ! Avec quelques émotions supplémentaires lorsque les thasards attaquent les leurres de surface. Je suis resté 3 semaines à me régaler d’une pêche qui est extraordinaire et sur des spots étonnants. Nos résultats ont été superbes, et en quantité et en qualité. Pas une semaine difficile, à peine quelques demies journées plus compliquées. Il faut dire, quand on s’habitue à du très bon, la moindre baisse de régime est qualifiée de pas terrible ! Il y a eu de méchants cartons, avec des séquences incroyables où les ignobilis sont prises de folie… Surtout que le poids moyen est élevé, une igno de 1,10m fait figure de petite ! Grâce au peson électronique de Lionel, un sacré pêcheur, nous avons pu comparer les estimations et les poids réels. Le résultat est sans appel ! Si les mesures sont prises avec exactitude, l’estimation fait concurrence à la balance. Nous avons ainsi pris pas mal de poissons faisant véritablement 30 à plus de 40 kg. Les pêcheurs sont souvent très surpris car une « 30 kg » est plus grosse que la plupart des « 50 kg » que nous pouvons voir dans les revues et surtout sur les forums !!!
Notre bateau sur une durée de 3 semaines a pris 436 ignos et plus de 100 autres poissons d’espèces variées. Le record de ce séjour a été pesé à 44 kg. Et les quadruplés ont été nombreux ! Mais de tels résultats ne se font pas au hasard, l’expérience est là. Aussi bien du côté géographique avec des spots décalés que du côté technique. Certains leurres font la différence lorsque le bon maniement est appliqué ! Personnellement je n’ai emporté que des cannes voyages dont la dernière Tenryu 80/100 lb. Pas une fausse note, pourtant certains combats ont été très musclés… Et quel plaisir de voyager avec un seul sac en main ! Ces pêches aux portes du désert sont fabuleuses, je pense évidemment reconduire cette expérience la saison prochaine.

Début d’année en contraste
30/03/2016
Lancer, mouche & belles surprises

J’ai démarré cette nouvelle année 2016 par un voyage aux Lakshadweep. Curieux de retrouver un spot que j’avais bien aimé il y a 5 ans. Yves m’a vanté les améliorations de son produit avec à la clé la découverte d’autres îles et atolls. Du côté découverte, la virée que nous faisons à travers l’archipel est magnifique. L’occasion de pêcher des zones reculées, toutes plus belles les unes que les autres. Par contre au niveau pêche c’est très moyen. Pas d’activité et les quelques ignobilis que nous prenons semblent isolées. Peu de poissons de taille correcte, les autres espèces sont à la peine, et cette impression d’évoluer dans une mer assez vide. La pêche reste la pêche. Mais curieusement personne, hormis nous les pêcheurs, n’essaye d’analyser et de comprendre cette situation. Pas d’horaires de marées sous la main, pas de conseils techniques ou géographiques. Pourtant l’expérience de l’organisation devrait apporter une note beaucoup plus positive à ce genre de problème. Nous lançons, du matin au soir et forcément à ce rythme nous ferrons quelques poissons. La pêche reste une équation dont nous n’avons pas toutes les données, mais observer, analyser, tenter de comprendre, c’est quand même une réelle solution et en plus c’est vachement motivant ! Je pense que les plus belles destinations d’aujourd’hui sont mises en valeur par des guides, des marins ou skippers qui se passionnent techniquement sur la pêche, la mer et les poissons. Sans eux, les résultats seraient bien incertains, au Gabon, aux Bijagos, à Djibouti, au Panama ou à Madagascar. La chance aidant, je prends lors d’un trajet entre deux îles, un superbe marlin bleu sur la canne à jig ! Une première en ces lieux ! Reste que ce voyage a été en demi-teinte, malgré l’excellente ambiance à bord entre les pêcheurs et avec l’équipage.

Mon deuxième voyage c’est le bout du monde ! 3 semaines d’expédition entre Kiritimati et Hawaii. De la pêche fantastique dans des paysages merveilleux ! La pêche du bone fish sur les centaines de flats de Kiritimati c’est une expérience que j’ai adoré. Beaucoup de poisson et surtout un terrain de jeu sans limite constamment baigné par des eaux aussi claires que bleues. Pour les inconditionnels du trigger, ces damnés balistes, il y a beaucoup à faire. Et comment ne pas parler des ignobilis que nous avons pêché du bord… Des efforts payants, des prises en bonne quantité et quelques casses retentissantes ! Mais la pêche n’est pas gagnée d’avance. Il faut s’intéresser de près au biotope, noter les observations du jour et faire confiance au guide local qui malgré un côté peu communicatif, sait mettre en valeur sa zone avec des décisions chaque fois valorisantes. Là encore, lors d’une sortie en mer, je glisse à l’eau un leurre entre deux postes et me revoilà accroché à un marlin ! Petite différence, celui-ci est un marlin noir et en plus il est assez gros ! 4 heures de souffrance avec mon ami Richard sous le regard bien veillant de Martine et du marin. Plusieurs fois la bobine est vidée… Car c’est sur une pirogue à balancier que l’exploit à lieu. Après maintes péripéties, il se noie et nous l’embarquons sur notre embarcation. 140 kg de muscle, pris sur une toute petite canne Tenryu Diablo et un valeureux moulinet Shimano Twin Power 8000 !
Quand à Hawaii, la pêche du bord s’avère très modeste. Ce peuple de l’eau a bien ratissé la côte. Le spectacle est ailleurs avec des randos somptueuses à l’intérieur de l’île. Et puis c’est l’occasion de contempler quelques fous de la mer qui bravent des vagues gigantesques sur leur planche de surf…

Retour à la maison et en ce mois de mars les grosses truites se montrent bien actives ! Et là aussi, ce n’est pas le nombre d’heure de pêche qui a de l’importance, c’est d’être au bon moment, au bon endroit, avec le matos adapté. Et à ce jeu d’expériences et d’observations la pêche en France reste bougrement attractive !

Les tarpons du Nicaragua
21/12/2015
Au lancer sur le Rio San Juan
Pêcher les tarpons en rivière n’est pas commun. De plus, quand le spot est à 200 km de la mer. Méandres et courants au programme… Je m’imaginais quelques bancs de petits tarpons. Et bien non, ce sont des poissons de plus ou moins de 2 mètres qui ont attaqué nos leurres ! Ce qui fait de ce voyage une étonnante expérience. Pêcher en rivière c’est l’assurance de ne pas subir les marées, le vent et les vagues. Et pour moi et mes deux copains suisses, la pêche en rivière fait partie de notre éducation. Tout d’abord c’est l’occasion de pêcher vraiment en finesse. Une canne en 30 lb et une autre en 50 lb. Pour me simplifier la vie, j’ai emporté mes deux Tenryu Diablo, la 50 et la 70. Une bonne idée puisque mes amis ont payé un large supplément à l’aller comme au retour à cause de leur tube… Ces deux cannes sont non seulement faciles à transporter mais en plus elles sont excellentes en performances. Sur la précision, la distance, la légèreté et évidemment la puissance. J’ai associé à mes deux Tenryu un Stella 8000 et un Twin Power 8000, du Shimano à tous les étages. Ce dernier est une des belles surprises. Moins coûteux que le Stella, il en a pourtant la résistance et garde une précision de frein absolument magnifique. Un bon point pour l’avenir ! Côté tresse, j’ai une YGK en 30 lb et une Power Pro en 50 lb, du sérieux, du fiable. Pour les bas de ligne, du moment que les poissons visés sont des gros tarpons, il faut obligatoirement du Nylon 150 lb à 200 lb. Pas moins, sous peine de perdre plusieurs combats prématurément. Le fluoro est trop rigide pour la pêche au leurre, je préfère le shock leader YGK qui garde une grande souplesse. Pour les leurres, les conseils du Lodge vont vers la gamme Rapala avec les Magnum et les Shad Rap comme figures de proue. J’ai personnellement démarré avec du BKS et je me suis vite orienté vers les fameux vibrations, avec le Meet Max et le Deeper. Les marins ont été surpris, pas moi. Car ce sont bien mes leurres qui ont le mieux marché, et de loin ! De plus j’ai la chance d’avoir pris un merveilleux tarpon de plus de 80 kg avec un vibration vert fluo. Richard lui a eu une bagarre victorieuse de…3h30, impressionnant ! Curieusement mes deux amis suisses ont pris la plupart de leur tarpon au même endroit, du coup ce lieu est devenu « el poso de los suissos » ! Champa le chef marin et son fils m’ont régalés en me guidant une partie du séjour à travers cette rivière, cette forêt avec les singes hurleurs qui nous acclament ou insultent à chaque virage.
Au final pas énormément de poissons, mais du gros. Nous mettons au sec une dizaine de gros tarpons pour cette semaine. Plus un ou deux snook pour se régaler le soir au restaurant. Cette virée sur le San Juan complète idéalement mon expérience tarpon et en conclusion un voyage étonnant à plus d’un titre !

Thons rouges camarguais
25/11/2015
En mer, en France
Ces derniers temps, il me semble qu’il est plus facile de faire une paire de thon rouge de 50 kg en Camargue qu’un doublé de brochet chez moi ! Franck, de Camargue Fishing, vient de nous faire passer deux jours formidables au large des Saintes. Déjà le bonheur de se retrouver dans cette superbe région et pour une fois, la météo est avec nous. La fraîcheur est là, les éclaircies nombreuses accompagnées par un léger vent. Jack jubile, c’est le vent idéal pour les dérives ! C’est ainsi que nous allons pêcher, durant deux jours, seuls au large avec les thons. Car des thons nous allons en prendre plus que je l’espérais ! Il y en a beaucoup, visible et bien en chasse. Au broumé, ligne tenue à la main, les touches sont complètement ressenties. Les bagarres seront nombreuses puisque je prends une dizaine de thon, des poissons pesant entre 40 et un peu plus de 50 kg. Sur le bateau, l’activité est intense, Jack et Franck font la fête au fromage de Savoie, moi j’atomise la charcuterie locale et les thons rouges explosent nos sardines ! Ambiance ! Martine et Flavie ont plus de retenue, à la photo, à la GoPro, l’équipe est bien rodée. Flavie du haut de ses 14 ans bagarre deux jolis thons, sous les conseils avisés d’un Jack impérial. Les dauphins viennent également nous saluer, que du bonheur. Bon, à noter aussi qu’un chalut nous frise les lignes alors que je suis en combat.
Le jour de notre départ, le vent fait son retour, c’est le moment de retourner pêcher quelques brochets dans ma Savoie frileuse. Le matin c’est –5°, de la glace dans les anneaux et finalement quelques beaux brochets au leurre. Je précise au leurre dur et non pas au bout de plastique ! La France nous réserve encore et toujours de bien belles surprises d’arrière saison, en eau douce comme en mer…

Retour aux BIJAGOS
15/11/2015
Début de saison à Acunda

Faire le début de saison dans un camp de pêche est toujours un peu spécial. La motivation est forte pour tout le monde ! La saison des pluies se termine, quelques jolis orages éclatent encore la nuit. La journée, pas de vent, un luxe appréciable ! En cette période aux Bijagos, le ciel est pur d’un bleu magnifique et le soleil bien brûlant. J’emmène avec moi deux groupes de 8 pêcheurs pour une durée de deux fois 8 jours de pêche. Pour pratiquement tout le monde c’est une première avec la découverte de ce magnifique archipel. Je retrouve sur place les excellents marins, Matar, Nato et Ché ainsi que Max en chef de camp. Autant dire, du top sur l’ensemble de ces deux séjours. La pêche se déroule à partir de 3 bateaux, avec des horaires assez élastiques, de quoi contenter toutes les motivations des pêcheurs. C’est le domaine du multi-pêche, on part sur un programme et l’activité du jour fait le reste ! Entre la pêche au vif et au leurre, chacun va trouver sa spécialité ! La quantité de poissons sera au rendez-vous avec un total de 1250 poissons capturés. Evidemment je ne compte pas les maquereaux bonites ni les petites carpes rouges… Pour la plupart c’est la découverte du cobia, le maître des lieux. Alex capture le plus dodu, un cobia d’une trentaine de kilo ! Nous en ferons au vif et au leurre avec chaque fois des combats puissants. Les otolithes sont parfois si nombreuses que nous changeons volontairement de spot ! A noter quelques très grosses carangues, des poissons entre 15 et 21 kg, au popper et au vif. Alex récidive avec un barra de 1,85m, un géant pour la région ! Mais les grandes émotions sont venues de ces diaboliques diabars alias les grosses carpes rouges. Mes pêcheurs, des habitués du Gabon, ont tous des records impressionnants de carpes rouges capturés aux embouchures des lagunes. Ici, à Acunda, ce n’est pas la même histoire ! Les fameux diabars se pêchent non loin des épaves ou sur des barrières de roche. Avec à la clé une sacrée quantité de casse… Pas loin d’une centaine dans le séjour ! Mais nous en mettons pas mal au sec, des poissons de 10 à 18 kg. De l’action il y en a eu, parfois même un peu trop ! Pas de tarpon au compteur, nous tentons l’expérience seulement 3 fois avec deux ratés à la touches, un décroché et une casse. Sur du gros poisson.
Le bilan final est excellent, un constat valable pour tout le monde. Chacun, quelque soit son niveau de pêche, a pu toucher et prendre beaucoup de poissons. Avec de superbes nouvelles amitiés avec les marins, je pense notamment à J.Philippe et Ché… Tout un programme ! Je suis vraiment content d’avoir emmené ces deux groupes ici, à Acunda. Une expérience à reconduire, évidemment ! Mon dernier lancer du séjour, sous un superbe soleil couchant, m’a rapporté un ultime joli cobia totalement inattendu, je croyais même que j’étais accroché au fond !
Merci à tous, à Acunda et son staf, marins, barman, cuisinier et tous les autres qui ont largement contribué à ce succès.


Pêche & bivouac au Yukon
15/07/2015
Au milieu des poissons…
Je reviens d’une expédition particulièrement réussie au cœur du Yukon. Il faut dire que Normand, un québécois haut en couleur, nous a organisé un bivouac dans une région bien reculée. Déjà 3h de 4x4 pour s’approcher et après 70 km de bateau pour atteindre le bout d’un lac enchanteur. Notre petit groupe, 4 pêcheurs, a compris d’entrée que ce séjour sera passionnant. Ici la nature est reine, pas la moindre cabane à l’horizon. Les animaux se font assez discrets, beaucoup plus présent sur le bord des rivières peu profondes. Nous verrons tout de même un caribou, un orignal, un ours de loin et évidemment une horde d’aigles pêcheurs toujours à l’affût d’un poisson qui repart mal. Il faut voir ces rapaces majestueux partir avec une truite de lac de 2 ou 3 kg bien crochée dans les pattes. Magnifique ! Souvenir d’un aigle royal, monstrueux, qui a suivi le moindre de mes mouvements tout un après midi, avec des haussements de tête à chacune de mes prises. Je pense que c’était pour lui comme une émission de télé-réalité, en mieux ce qui n’est pas difficile !!!
Côté pêche nous avons toujours fait deux équipes, une en bateau, une du bord à la recherche des touladis et des brochets, au lancer, au leurre. Il est amusant de noter que le large succès de nos résultats a été une belle surprise pour nous mais aussi pour Normand ! Les canadiens ne sont pas des fanatiques du lancer, comme nous le concevons. Des brochets nous allons en prendre une grande quantité avec une moyenne de taille très motivante. Pas de poisson en dessous de 65 cm et une bonne proportion de 80 cm à plus d’un mètre. Des brochets plus élancés que chez nous, bagarreurs à souhait et magnifiquement colorés. Michel, à 12 secondes de son lit, fera un carton du premier au dernier jour. Les leurres les plus prenants ont été le Vision 110 et le Réalis 120 & 80. Les petits leurres ont été à la fête et les gros leurres à la peine, comme quoi il ne faut rien négliger dans les préparations d’un voyage. Pour la canne j’ai pêché pratiquement tous mes poissons avec la Tenryu Super Shoot Travel, un bijou de légèreté et d’équilibre. Et pour équiper mes cannes mes fidèles Shimano, le Twin Power 2500 et le dernier Stella 5000 que Normand aurait bien voulu me confisquer !!!
Les touladis sont nos cristivomers. Il y en a beaucoup, vraiment beaucoup. Nous en prendrons près de 200 avec une fourchette de poids allant de 2,5kg à 10 kg. Des touches en vrac. Et là, ce sont les ondulantes qui ont le mieux donné. Ce sont des salmonidés superbement colorés avec parfois des teintes orangées. Nous relâcherons tous nos poissons, près de 500, à l’exception d’une touladi qui finira en papillote sur le grill. Un régal, de ce poisson de 4 kg il ne restera que les arrêtes !
Lors de nos pêches nous prendrons quelques corégones dont certains très gros. Sans oublier une mémorable séance de mouche sur les ombres et les truites arc en ciel. Autant dire que ce séjour a été complet, chacun étant reparti avec son lot d’image plein la tête !
Retour en France, sous la canicule. Et là, ce n’est pas à 12 secondes de mon lit que je prendrai des brochets d’un mètre…


Retour à DJIBOUTI
15/06/2015
Objectif : les 7 Frères !
Je retrouve avec une joie certaine l’ambiance si particulière de la pêche aux 7 Frères ! Fini le bivouac instable sur la Grande Île, notre camp est face à l’archipel, sur le continent. Pas mécontent de mettre un peu de distance avec les voisins turbulents de Djibouti… Ce campement à un côté irréel ! Quelques paillotes posées sur une plage sans ombre, balayée par le soleil et le vent. Je pense que le malheureux touriste qui débarquerait ici qualifierait notre site d’enfer terrestre ! Mais pour nous pêcheur, c’est sous la forme d’un paradis que nous voyons notre vie quotidienne. Le programme est alléchant, petit coup du matin, du bord et sans prétention pour les lèves tôt. De 4h30 à 5h30, Richard et moi lançons nos leurres pour quelques modestes ignos. Dans nos pieds, des raies, des petits requins et des tortues en vrac ! Puis de 5h30 à 6h c’est le moment de prendre des forces grâce aux crêpes ou aux beignets de Djilani. A 6h15 nous embarquons sur nos deux bateaux. 4 pêcheurs d’un côté et 2 de l’autre selon les groupes. Le plus grand va explorer les îles des 7 Frères et le petit bateau se contente de longer le platier, pas vraiment une punition puisque c’est lui qui prendra le plus de carangues sur la quinzaine. Retour à midi, baignade, douche et repas. Une sieste pour ceux qui peuvent, puis une remise en forme du matériel, ce qui est obligatoire. La consommation de bas de ligne est importante ! A 15h30 nous nous préparons et 15 minutes plus tard nous remontons dans les bateaux pour une séance de musculation qui va durer jusqu’à l’approche de la nuit.
L’ambiance de ces camps est unique surtout avec des pêcheurs comme ceux que j’emmène ! Rigolades et bonne humeur du matin au soir. Notre bilan pêche est superbe, sur ces deux semaines nous prendrons 506 poissons digne de ce nom dont 377 ignobilis. Sur une base de 5 pêcheurs la première semaine et 4 la suivante, plus moi. Cela représente beaucoup de poissons par pêcheur ! De plus, les décrochés sont nombreux et les attaques encore plus. A déplorer une bonne trentaine de casse et la perte d’une ou deux très grosses carangues. Pas de record à notre compteur, la plus belle igno est estimée honnêtement à 36 kg. La photo est avantageuse et j’ironise en disant que sur certaines destinations concurrentes, ce même poisson serait annoncé à 50 ou 60 kg, au choix… ! Mes estimations sont basées sur des mesures strictes et non pas sur des délires.
L’organisation a été sans faille grâce à Omar du côté Djibouti et J.Michel du côté France. La sécurité de cette expédition a été totale, il faut donc accepter les contrôles rigoureux qui interviennent régulièrement.
Retour en France où la chaleur de l’été me paraît bien douce et où les brochets me semblent un peu mous !

Gabon, Panama & Bijagos
04/04/2015
Tarpon, Marlin noir & Cobia
Je viens d’enchaîner trois voyages bien différents. Tout d’abord un énième Gabon. A retenir une semaine magnifique de pêche et d’amitié avec mes potes ivoiriens. Festival des leurres fortement lestés, avec un Mika déchaîné à la baguette ! Les gros capitaines et carpes rouges dodues dégustent. Pour les tarpons il y en aura plusieurs de pris et quelques gros sujets ratés. Encore avec le fameux Britt coulant, en lançant très loin, je réussis un formidable coup de ligne. Un gros tarpon qui m’emmènera sur près d’un kilomètre. Je dois lui faire éviter bien des bancs de sable ! Pas de chance, il meurt d’une si longue bagarre. Je le donne au village, comme à mon habitude. Sur la balance du dispensaire il sera pesé à 91 kg… Peut être à un de ces jours Gabon, pas sûr car n’oublions pas que Sette Cama était la dernière lagune gabonaise réellement protégée…
Changement de cap, je file avec mon complice J.Marc au Panama, au fameux et mythique Tropic Star Lodge. Une semaine instructive à traquer mes amis marlins noirs ! Je confirme que ce Lodge est réellement le numéro un au monde, par la qualité de ses services, de son personnel et de l’ambiance. Sans oublier un emplacement paradisiaque. Bravo à sa propriétaire pour cette longévité au sommet de la grande pêche sportive. Je vais largement plier mes cannes, sur des marlins noirs de 120 à 200 kg. Vicente et Enot forment un équipage redoutable ! Des bagarres rapides, spectaculaires sur le Zane Grey Reef. Sans oublier quelques voiliers et des coryphènes + thons jaunes au lancer. Magnifique.
Retour aux Bijagos, à Acunda. Pas de but particulier, je me laisse aller avec mes amis lillois. Je retrouve une superbe ambiance entre la direction et le personnel et forcément les clients se sentent à l’aise ! La pêche a été intéressante, mes amis au vif et moi exclusivement au leurre. Nous avons pris bon nombre de cobias dont un doublé de 44 kg pesé au vif et un d’environ 38 kg au leurre ! La plupart des autres cobias pesaient plus de 20 kg… Une seule sortie au tarpon avec un « petit » 25 kg au leurre et la perte d’un gros au vif. 6 touches pour cette seule après midi ! Nous conclurons ce séjour par la découverte d’un spot à gros tarpons, j’en fais sauter un au leurre et J.Marc en prend un superbe au vif, sur une tresse de 25 lb ! Et puis des dizaines de carpes rouges, otolithes et carangues. Un bon produit que je vais proposer à mes pêcheurs voyageurs !
Il vient de se passer seulement 3 mois, retour en Savoie avec ce matin une belle récolte de morille et une truite de 54 cm que je relâche. Ainsi va la pêche…

Objectif 2015 : Polynésie
18/11/2014
Fin d’année au Gabon
Je viens de rentrer de ma saison d’automne au Gabon, à Sette Cama. Curieusement, une pêche différente de l’habitude avec une activité régulière au ras du fond. Du coup les poppers et même les plugs n’ont pas toujours été à la fête ! A l’inverse, les sticks fortement coulant comme le nouveau Britt et surtout les vibrations Halco et Orion nous ont permis d’accéder à de beaux résultats. Nous avons eu début octobre une superbe activité de tarpons. Pas les chasses classiques qui voient ces géants rouler en surface, plutôt une pêche en aveugle. Rien n’est dû au hasard, ma connaissance du spot fait que nous avons souvent été au cœur de l’action ! Beaucoup de touche, des bagarres et malheureusement trop de casses... Et phénomène curieux, beaucoup de bas de ligne en 200 lb usés et coupés par de grands tarpons. Mes ivoiriens ne s’en sont pas remis ! Nous en mettrons 24 au sec durant cette fin de saison avec comme maximum 5 poissons de 65 kg environ. Tous les monstres ont gagné ! Les carpes rouges ont tardé à apparaitre. Mais elles ont fait une entrée fracassante dans nos statistiques. De beaux tableaux et quelques superbes pièces de 30 à 36 kg. Beaucoup de capitaine en fin de séjour. De quoi ravir mes marseillais au-delà de leurs espérances ! Encore une fois, la barre des 35 kg a été franchie. Des carangues, pas de record et des barracudas calibrés. A noter de beaux requins du bord, au leurre ou à l’appât. Des squales de 60 à 100 kg et des bagarres impressionnantes. Une superbe note à la nouvelle Tenryu Racing 80, elle devient la canne préférée de tous les pêcheurs et de moi-même. Quand aux moulinets Stella, la qualité des freins est un atout sur la pêche des gros poissons qui parfois vous sortent plus de 300m de tresse d’un coup ! Le camp est maintenant dirigé par Eric et Nadine. Le chemin de la qualité a été vite trouvé et tout le monde s’est félicité de ce changement salutaire. Attention, impossible de maigrir ici, il semblerait que prendre 2 kg fait parti du programme ! L’équipe de marin a été ultra performante, malgré des horaires exigeants à répétition. Bravo à Paco qui me seconde parfaitement. Toutes ces belles paroles ne doivent pas faire oublier quelques soucis rencontrés. Le braconnage a été virulent ces derniers mois. Mais la sagesse des dirigeants des parcs nationaux au Gabon a permis à une situation préoccupante de se rétablir avantageusement vers la fin de mon séjour. Les pluies tardives font qu’à l’heure actuelle, la pêche a pris une allure de folie ! Du pur Gabon !
Alors que la saison prochaine se dessine rapidement, j’ai les yeux braqués sur un projet un peu fou pour l’année 2015. Emmener un groupe de pêcheurs au bout du monde, dans un coin reculé de la Polynésie. Pour situer le spot, une carte détaillée ou un atlas est nécessaire ! un monde d’eau bleue, de corail et de sourire. Les pêcheurs fous du bord pourront se faire secouer par des poissons bagarreurs, du jig et surtout du lancer sont au programme. Les ignobilis, les thons à dents de chien sont présents toute l’année ! Une prospection est à l’étude pour pouvoir proposer un séjour hors normes. A suivre !

Grands poissons d’été
24/09/2014
Guides ou spécialistes

L’été se termine de la plus belle des manières. Une bonne note qui ne vient pas de la météo ni d’Air France mais de notre virée en Camargue. Un week-end à rallonge qui n’est pas sans rappeler un voyage sous les tropiques ! Comme quoi, après plus de 200 voyages de pêche au bout du monde il est encore possible de trouver un certain dépaysement chez nous ! Nous débarquons chez Franck Davin sous un ciel menaçant et avec un vent terrible. Rien d’encourageant. Le petit hôtel plein de charme que Franck nous a réservé apporte une touche de bien-être. La Camargue nous accueille sympathiquement. Notre première journée de pêche se heurte à une spécialité locale, le vent ! Pas moyen de sortir en mer, ça sera donc une virée sur le Petit Rhône. Amusant de pêcher une rivière que je connais si bien sur son parcours le plus en amont. L’objectif est de pêcher un gros silure. Franck, assisté de son ami Jacques, nous emmène directement sur un bon poste. Très vite, au vif, Martine rate un vrai gros poisson. Il ne bouge pas beaucoup et reste collé au fond, comme si de rien n’était. Il se décroche au moment où la crue nous rejoint ! La rivière change d’un coup, les arbres, les herbes, les branchages dérivent en rangs serrés. L’eau devient marron, impressionnant ! Du coup, plus de touche malgré un retour tardif.
Le lendemain sera la journée à ne pas manquer. Le vent est tombé sur le matin et s’est inversé. La mer qui était hier soir écumante redevient paisible ! Le matériel est vite chargé dans l’open de Franck et nous voilà parti dans les eaux bleues. Quelques chasses de thon pas facile à approcher, je rate un poisson correct qui monte sur un popper Uzu. En début d’après midi, Franck et Jacques en conviennent, il faut passer au broumé. Le bateau dérive et Jacques commence l’amorçage. Nos cannes à jig et les moulinets à tambour fixe sont en poste. Grosse explosion à 30m du bateau, nous nous retournons pour voir un magnifique xiphias s’envoler sous nos yeux ! Incroyable ! Je lui lance mon popper mais ce roi des mers ne réapparaîtra pas. 20 minutes plus tard, une canne démarre, action ! Je perds 300m sur ce premier rush et il faut une manœuvre de Franck pour ne pas finir bobine vide. Il est 15h45 et la bagarre va durer jusqu’à… 19h45 ! Et oui, 4h de souffrance sur un thon qui ne veut pas revoir la surface. Il reste scotché dans les 50m et nous fera des misères jusqu’à son arrivée en surface. Cela faisait longtemps que je n’en avais pas bavé autant. Un immense merci à Jacques, qui m’a valeureusement assisté et à Franck qui a su, une fois de plus, aller droit au but. Ce thon mesure 1,80m et ressemble plus à une barrique qu’à une orphie ! Nous rentrons le soir dans une nuit noire et un brouillard épais. Quand je parlais de dépaysement je n’exagérais pas ! En tout cas, voilà une sacrée adresse pour se faire plaisir. Franck Davin, Camargue Fishing.
Plus tôt dans l’été, Dimitri, un ami, m’a appelé pour un après midi de pêche sur le lac du Bourget. Pas de dépaysement au programme puisque c’est à 5 km de la maison ! Mais ce super pêcheur m’a prévenu, nous allons toucher un gros sandre. Il ne va pas dans des coins tops secrets mais son approche et son sens de l’eau lui permettent de se démarquer des autres. Je vais vite m’en rendre compte puisqu’en 4h je vais capturer 2 sandres de 94 et 98 cm ! Je ne le remercierai jamais assez de m’avoir autant fait plaisir !
Sinon, l’été est resté humide, c’est le moins que je puisse dire. Dans ces cas là il ne faut pas perdre de temps et aller directement dans le vif du sujet. Mes virées en altitude m’ont rapporté des truites magnifiques, 80 cm la plus grande. Et au mois d’Août, j’ai fait des séries de brochets dignes du Kazakhstan ! Toujours au leurre dur, à la bavette, pour mon plus grand plaisir.
En été, partir pêcher dans un coin de la France avec un bon guide ou un ami spécialiste permet de réaliser quelques pêches magnifiques, à la hauteur des plus belles destinations. Les gros poissons sont bien présents dans nos eaux, il faut en profiter et si possible de la plus belle des manières !


JOIE & TRISTESSE
01/06/2014
Retour à Djibouti
Retour à Djibouti, dans la région du Goubet. 5 pêcheurs m’accompagnent, plus que des coéquipiers, des copains ! 8 jours de bivouac dans une des régions les plus chaudes de la planète. Et là, pas de surprise, le soleil est au rendez-vous ! Je retrouve après presque 3 ans d’absence mon équipe type, Momo le skipper et Djilani le cuisinier. Avec eux, pas de problème, le bivouac devient une épreuve surmontable ! La mer est à 5 mètres de nos tentes, bleue et limpide. Les baignades seront nombreuses. Marco, l’ardéchois, se donne à fond dans l’exploration des fonds marins. Il va nous immortaliser son expérience par de nombreux films de qualité. J’avais prévu de basculer sur un camp en dur à Obok, mais mes pêcheurs aiment trop l’ambiance unique de ce bivouac et nous restons toute la semaine sur le Goubet. Personne à l’horizon, à part ces maudits avions de chasse qui nous survolent d’un peu trop près parfois… A défaut d’avoir nos impôts dans nos poches nous les avons au dessus de nos têtes… Nous attaquons très fort par deux jours de petites folies halieutiques. Les ignobilis sont présentes et ne boudent pas nos leurres. Par contre le choix des leurres est important. Et à deux bateaux il est plus facile de cerner l’activité du jour. Parfois c’est le stick bait coulant qui fait la différence, parfois le popper volumineux est imbattable, la réussite passe par une bonne stratégie. Les 5 autres jours seront normaux avec de l’action par moment et des phases de recherches passionnantes. Mais il faut reconnaître que dans la bonne humeur tout devient si facile… Nous sommes tout simplement heureux d’aller à la pêche mais aussi de se retrouver le midi ou le soir pour une plongée, pour un thé brûlant avec les histoires sans fin de notre ami ardéchois ! Au final nous prendrons 209 poissons dont 111 ignobilis. La plus grosse est pour Mika avec 28 kg environ. Du bord je réussis dans un numéro d’acrobatie une carangue de 14 kg. Par contre le poids moyen a été élevé avec une forte densité de 14/18 kg. Côté barracuda, peu de prises mais des gros. Celui de Yannick faisait 1,51m pour plus de 20 kg. Les thasards nous ont volé quelques jigs et poppers ! Avec un record à 24 kg au popper. Pas mal de carpes rouges et quelques mérous. A noter deux coups doubles pour Mika et Marco, un mérou + une carpe pour le premier et une carpe + une ignobilis pour le deuxième, sur un seul leurre évidemment ! Sympa. Deux ou trois gros queen fish et plusieurs coryphènes au lancer. De quoi nous ravir avec des carpaccios merveilleux à l’apéro ! C’est Gwen qui a la vedette avec un requin pointes noires de 2,20m pour environ 75 kg. Au BKS s’il vous plait ! Je n’oublie pas les casses à Gérard qui s’ajoutent aux autres déjà un peu nombreuses. Au moins 30 leurres cassés ou coupés par des carnassiers pas toujours identifiés. Jean Michel depuis la France et Omar et Valérie sur place nous ont apporté une logistique sans faille.
Il y a 9 ans je découvrais ce paradis de la pêche qu’est Djibouti. Ma première expédition au Goubet c’était avec mon ami de toujours Thierry. Mon pote d’aventure et de France, éternellement de bonne humeur. Une complicité de tous les instants. Avant ce dernier voyage je l’ai quitté malade, fatigué, en souffrance. Le maudit destin veut que Thierry décède de cette violente maladie la veille de mon retour. Terrible. Thierry c’est 34 voyages ensembles dans 16 pays différents. De la Sibérie à la Terre de Feu en passant par la Tanzanie, la Colombie et bien sûr les Bijagos dont il restera amoureux jusqu’à la fin. En 26 ans on s’est fâché 10 minutes, pas une de plus ! C’était au fin fond de la Mongolie, je voulais remonter la rivière sur plus de 20 km, à pied évidemment pour aller piquer de gros huchons taïmens. Dans la journée, un aller retour était faisable. Titi me suivait toujours ! Mais après plusieurs heures de pêche et de marche il a voulu s’arrêter pour manger, se faire griller une truite ! Il avait raison, mais moi un poil borné, j’ai voulu continuer et j’ai râlé ! Car ces gros taïmens nous en prenions tellement, c’était de la folie ! Voilà, la seule « dispute » qu’on ait pu avoir lui et moi… 26 ans d’amitiés, de complicité… On dit souvent que l’on ne choisit pas sa famille. Moi et lui ont s’était choisi, on était frère. Mais comme il l’a dit à Joss, sa femme, « j’ai eu une vie formidable ! ». Sacré courage…

Des BIJAGOS à OMAN
03/05/2014
Mois d’Avril itinérant
Fin mars/début avril c’est un come-back aux Bijagos. Dans la seule partie de l’Archipel que nous ne connaissons pas, à savoir Acunda. Une virée entres amis pour ce retour aux sources. Découverte d’un petit camp très attachant tenu par Thierry vachette le frère de mon pote Bertrand, grand skipper de marlin ! Dans ce haut lieu de la pêche au vif et à l’appât je vais tester une série de leurre particulier, les vibrations. Fort d’un succès formidable au Gabon, je pense que les eaux troubles des Bijagos devraient correspondre à un résultat intéressant. J’étais loin de me douter de cette avalanche de touche que j’ai déclenché ! Mes deux amis Jean Marc et Christophe ont bien souvent eu du mal à suivre le rythme de mon Halco et Orion ! Des carpes rouges en vrac, quelques beaux diabars récalcitrants, un nombre incalculable d’otolithe, des pompanos, des carangues et bien sûr, des cobias. Eric le boss d’Acunda s’est régalé de cette trouvaille, car le secret réside peut être dans des dérives millimétrées, un domaine où il excelle. Quand à JR, son fils né pour la pêche, il s’est carrément marré de voir ma canne rivaliser avec sa ligne à main disproportionnée ! Une dizaine de jour entre copains dans ce camp plein de charme halieutique. C’est aussi l’occasion de faire une virée au cœur de l’archipel, pour des retrouvailles touchantes avec quelques uns de nos anciens employés, Abass, Lino, José, un régal. J’ai également renoué avec une des grandes spécialités des Bijagos, lors d’un matin où les cobias étaient en folie, j’ai subi une attaque en règle de la part de ces (maudits) maquereaux bonites… Une hécatombe de matériel et de précieux leurres qui ne remonteront jamais en surface. Et comment ne pas oublier ces piques-niques sur des plages désertes et le carpaccio d’otolithe concocté par notre marin Nato, le pote à Jean Marc. Bref, des vacances hautement sympathiques, des rencontres enrichissantes et une pêche vraiment motivante. Merci encore à Jean Marc, l’instigateur de ce voyage !
Retour 3 jours en France pour une belle récolte de morille et une fario de 2,8 kg, puis c’est un nouveau départ, dans un coin géographique que je ne connais absolument pas : le Détroit d’Ormuz !
Oman, 15 jours de pêche avec Jérôme et son organisation. Une semaine de découverte et prospection avec les deux compères de Jérôme. Une première semaine difficile et une mer trop calme. Le soleil d’Oman se traduit par des couleurs de peau différentes selon les pêcheurs, cela va du marron au plus beau rouge ! Quelques émotions quand même, les GT montrent le bout de leur gueule et il faut se battre pour plier nos cannes. Les cannes à jig sauvent quelques séances mal engagées. Les spots sont magnifiques avec de monstrueuses chasses d’ignobilis en toile de fond… Jérôme maîtrise bien sa destination et sa bonne humeur est un régal pour nous tous. La deuxième semaine avec François, Hugues et mon ami Claude va basculer immédiatement dans du lourd, du très lourd pour François ! Bagarre monstre avec une GT diabolique, 40 minutes de folie et un poisson de plus de 40 kg amené au bateau. Le lendemain c’est Hugues qui subit les foudres d’une carangue de 43 kg prise sur un stick coulant. Je parle de poissons qui font réellement plus de 40 kg, et non pas d’estimation folklorique, vous l’aurez compris… Viendra quelques autres poissons de belles tailles dont un thasard de 27 kg ! Encore une fois, au jig les touches et les prises complètent agréablement un tableau. Puis il y a eu deux jours de vent fort, soutenu. C’est l’occasion d’une prospection qui va s’avérer terrible. Nous tombons dans des chasses de queen fish hallucinantes. Il y en a partout ! Sans aucune exagération nous aurons par jour des centaines d’attaques et de suivis. Sur nos petites cannes c’est un régal de chaque instant. De beaux poissons pesant entre 4 et 8 kg. Une espèce qui mérite d’être connue pour sa bagarre impressionnante qui n’est pas sans rappeler le poisson coq. Jérôme passera ces deux journées à relâcher nos très nombreuses prises et à nettoyer son bateau. Et puis Oman c’est une autre culture, un pays atypique. Jérôme a su nous le montrer, nous l’expliquer avec une façon colorée de décrire ses pensées ! Nous nous sommes tous régalé, une belle expérience… Des aventures et des techniques qui seront développées prochainement dans mes revues de pêche préférées, Pêche En Mer et Partir pêcher.

Début de saison à Sette Cama
28/02/2014
Aventures & tests matériel

Dans l’ensemble on peut dire que cette petite saison sèche a été très humide ! La pluie ce n’est jamais trop agréable, surtout la nuit mais avec la chance nous sommes souvent passé à côté, à quelques minutes près. Mais la pluie apporte des eaux noires de lagune, une aubaine pour la pêche et notamment les gros capitaines. De jour, de nuit, ils ont été très actifs sur des périodes de plusieurs jours. Nous en avons mis au sec quelques centaines et je retiendrai une bonne douzaine de poisson pesant de 35 à 50 kg. Comme d’habitude, toutes ces captures sont faites du bord, au leurre ! Il y a eu de jolis coups du soir à 40/50 beaux capitaines relâchés. Les carpes rouges se sont alors montrées plus discrètes. Normal, lorsqu’une espèce domine, l’autre prend du recul. Quelques belles prises, notamment au popper et plus particulièrement avec le Halco 160 ! Les plus grosses carpes faisaient entre 30 et 34 kg quand même… Les tarpons se sont montrés très malins ! Nous en avons vu beaucoup, parfois énormément. Apparemment en chasse, ils étaient très difficiles à faire mordre. Si Jean Christian pour son retour au Gabon se fait un superbe doublé et Michel un gros poisson à son premier jour, le reste a été plus laborieux. Nous en relâchons exactement 10 mais il faut également signaler 6 moulinets vidés par des gros tarpons, 3 poissons dévorés par les requins et plusieurs décrochés au dernier moment, dans l’ultime vague… C’est la vie du pêcheur de tarpon ! Les carangues étaient bien présentes avec plusieurs très grosses prises entre 20 et 26 kg, dont un doublé de cette taille pour Olivier à son premier séjour au Gabon ! A signaler quelques chasses hautement spectaculaires ! Les barracudas se montrent si discrets que nous avons tendance à les oublier, peu de prises, rien au delà des 15 kg. Beaucoup d’otolithes et des gros sujets. Les prises de 10 à 16 kg n’ont pas été rares, au Sud comme au Nord. Un seul requin bull de près de 2m mis au sec, pris sur un popper, en plein jour. A signaler de magnifiques séances de surf avec nos amis venus tout droit du Sénégal. Une technique qui se fait rare et qui pourtant, au Gabon, est très productive.
Côté frisson on retiendra un crocodile de 4m piqué par la queue, au plug, en plein jour, face à la mer ! Une heure de bagarre et une énorme surprise de 400 kg à l’arrivée… Chance, l’animal s’est libéré tout seul et a épargné les deux pêcheurs. Egalement un énorme hippopotame qui est passé au milieu de nous, sur la plage, de nuit. Avec un Paco très joueur qui lui courait après ! Du pur Gabon ! Les éléphants sont, presque, quotidiennement présents. Avec comme d’habitude des belles approches… Souvenir d’un coup du soir, avec un incroyable couché de soleil, deux éléphants face à nous sur la pointe Sud et trois autres sur la plage, juste dans notre dos. Je ferre un tarpon dans cette lumière orange-rouge, il saute, il se décroche, moments de beauté inoubliables !
J’en ai profité pour tester du matériel neuf et moins neuf. Tout d’abord le nouveau Shimano Stella 18000. Une moulinet exceptionnel dans sa fiabilité. C’est le seul à avoir encaissé 5 semaines de vagues chargées de sable sans broncher. D’autres en quelques jours de ce régime ont vraiment souffert… Le seul reproche, selon la canne ce moulinet fait légèrement vibrer la tresse. Cela reste, au jour d’aujourd’hui, la meilleure mécanique que j’ai eu en main. Pour les cannes, une belle nouveauté, la Tenryu Racing 80. Une canne légère, presque un jouet ! De grosses performances au lancer, notamment avec des leurres de 60/100 gr, c’est à dire les leurres du Gabon. Si elle plie facilement sur une bagarre classique, la réserve de puissance est considérable. Pour ceux qui veulent s’épargner des fatigues musculaires, la Racing 80 est à retenir ! Pour les leurres, comme je l’ai déjà dit, le popper Halco 160 est un aimant à grosses carpes rouges, même s’il ne se lance pas très loin. Les leurres Vibrations, comme le Meet Max Halco et le Deeper Orion, ont fait largement la différence notamment sur des séances de lancer où l’activité n’était pas visible. Ils deviennent des incontournables pour les traqueurs de carpes, capitaines et otolithes.
Voilà mon tour d’horizon, sans oublier les pêcheurs et les ambiances hautement sympathiques. Avec des philosophies exemplaires comme Hamed et Fred ont su nous inculquer. Car ici pas de place à la frime, c’est la réalité de la nature et des poissons qui est la plus forte ! Une note optimale à toute mon équipe, sans elle je ne pourrais pas développer cette pêche si prenante. Le rendez-vous est pris pour l’automne prochain avec une cession qui va du 26 septembre au 14 novembre. A bientôt !

Gabon oct/nov 2013
01/12/2013
Tarpon d’automne
Un voyage de plus qui se termine et un nouveau bilan plus qu’intéressant. Sur mes 6 dernières campagnes à Sette Cama, j’ai pris et fait prendre exactement 139 gros tarpons, au lancer et au leurre. La grande majorité de ces poissons ont été pris du bord. Une pêche qui ne tient plus du hasard ou de la chance. Par contre l’investissement personnel du pêcheur est énorme. Dans les montages, dans la vérification quotidienne des nœuds, de la ligne et du piquant des hameçons. Une paire d’heure à passer chaque jour dans une remise en forme parfaite du matériel. Tout le monde n’a pas cette patience ou ne la juge pas obligatoire. Mais c’est au bord de l’eau que se font les différences ! Beaucoup trop de poissons perdus bêtement, parfois au tout dernier moment. C’est la magie de cette pêche, les gros tarpons restent des prises mythiques, alors du bord, la nuit et au leurre, il faut reconnaître que nous nous compliquons volontairement la tâche ! Pour notre plus grand plaisir ! A noter que la plupart de ces poissons mesurent 2m ou plus. C’est là que le Gabon se détache des autres destinations classiques. Le plus gros a été pris en Octobre avec 2,33m et probablement un poids dépassant légèrement les 100 kg. Le 19 novembre mon ami Gégé capture un joli tarpon et j’en mets également 2 au sec. Dans un pur moment de folie. Le soir notre équipe nationale de foot rencontre l’Ukraine et Gérard déclare que si nous avons pris 3 tarpons, la France allait gagner 3/0 ! Et c’est l’exact scénario qui se passe… Les tarpons au secours de l’équipe de France ? Côté malchance Thierry récidive sa mauvaise expérience de l’année dernière. A son premier jour je repère un très gros tarpon qui roule. Je l’appelle et dés le premier lancer le voilà attelé à un 90 kg mini et en plein jour ! 30 mn après le tarpon est au bord et c’est le jeu des vagues pour le mettre au sec. Dernière vague, il est là, énorme mais l’anneau brisé cède et la bête repart… Terrible ! Une belle leçon de pêche et de vie de notre ami Kim, diplomate coréen, qui sans lancer loin, sans avoir du très bon matos, nous montre que la détermination typiquement asiatique vient à bout de tous les poissons y compris un tarpon. Sincèrement bravo !
Mais il n’y a pas eu que les tarpons. Les capitaines ont été parfois très coopératifs avec des prises énormes à répétition. Cyril, notre franco-canadien a même cru que ce poisson était d’une banalité exaspérante. Un soir, tous les deux, en 2h nous en faisons une trentaine dont une dizaine de 30 à plus de 40 kg. Cette année le record appartient à Gaétan avec un capitaine d’environ 50 kg pour 1,70m. Tabernacle, c’est très gros ! Et le festival a duré 5 jours, matin et soir… Nous avons eu aussi des vagues d’énormes otolithes, la plus grosse pesée faisait 17 kg mais certaines remises à l’eau étaient au moins aussi grosses. Pas mal de carpes rouges et une vraie moyenne de taille au delà de 12 kg avec quelques prises approchant les 30 kg. Peu de barras, quelques carangues dont une seule belle hippos de 20 kg. Un mot pour mes fous du tarpon et du Gabon, Pierrot et Christian, que je devrais retrouver l’année prochaine pour la énième fois et une quinzaine que j’espère aussi sympathique que la dernière.
Techniquement parlant, la réussite tient en 3 mots. Tenryu, Shimano et Orion. Les meilleures cannes, le moulinet le plus performant et des leurres spécialement conçus pour nos pêches gabonaises. Chaque photo nous le montre clairement !
L’organisation au camp a été exemplaire, un model du genre et vu les horaires pratiqués cela mérite le respect pour les marins et les cuisines ! Un grand merci à Patrick, un ancien ami d’Iguéla, le nouveau directeur de Sette Cama Safari. Quand à la faune, elle réserve toujours de splendides surprises comme cette panthère trottant devant le bateau… Début janvier je devrais être de nouveau sur les bords de la lagune à traquer les tarpons, les gros carnassiers et à courir après tous ces animaux sauvages. Une merveille !

Septembre à Sette Cama
24/09/2013
Anecdotes d’embouchure…

Je reviens d’une superbe virée au pays des éléphants et des tarpons ! Nous sommes 6 pêcheurs à traquer aux meilleures heures du jour et de la nuit les plus beaux et gros poissons de sport de la côte Ouest africaine. Evidemment, au Gabon, les pêches aventureuses se suivent et ne se ressemblent pas toujours… Les surprises prédominent pour la plus grande joie des pêcheurs, débutants ou confirmés. Anecdotes…
- Les carangues sont en folie, les gros requins aussi. Avec Mika nous réussissons l’exploit de prendre consécutivement 8 carangues en 4 lancers ! Un poisson à chaque triple de nos plugs Orion. Le but est de lancer à 5m de la rive car plus loin les gros requins bouledogues sont à l’affût. Un squale de près de 200 kg suit ma dernière doublette, il vient jusqu’à s’échouer pour tenter de me subtiliser mes prises ! La tête du bull est carrément posée sur la plage. Impressionnant !
- Le ballet des pêcheurs de tarpon a commencé. Dans la nuit noire, un de nous crie et se met à courir le long de la plage. La canne en arc de cercle et le frein qui siffle ! Le tarpon éclabousse la nuit de ses sauts. L’eau gicle haut ! Parfois le pêcheur sort vainqueur de son combat. Le tarpon est alors échoué sur un banc de sable. Mais déjà au loin un nouveau cri retenti, un autre pêcheur est attelé. Mais au bout de 5 minutes il va reprendre sa place, décroché… Paco, Lewis et Pascal surveillent toutes les actions, je donne mes conseils et le festival continu !
- Premier soir, Jacky frappe fort avec un tarpon de 75 kg ! Le pêcheur est heureux, lui qui est un habitué des embouchures déclare honnêtement que son voyage est d’amblé réussi ! Sympa, mais il reste encore 9 jours complets de pêche !
- Le tarpon est gros, très lourd. Je le maîtrise après une longue bagarre. Pas moins de 90 kg. Il arrive dans les rouleaux du banc de sable. Pascal veut s’avancer pour prendre le bas de ligne. Avec Paco on lui conseille d’attendre, une dernière grosse vague va le mettre définitivement au sec. La vague arrive, un choc… Et sorti de nul part un monstre de requin me gobe ce tarpon de près de 100 kg ! Et il me fait un démarrage de 80m d’une traite. Il faut imaginer l’action, à dix mètres de nous ! Ce requin est parti avec un poisson de plus de 2,20m en travers de la gueule… Plus au large, la surface explose, le festin a commencé et mon bas de ligne n’y résistera pas…
- Amusant. Une carangue mord sur mon plug, en bout de lancer. Je la ramène rapidement. Un aileron arrive, un gros bull l’englouti et me vide dans la foulée 300m de tresse de 80 lb. Je le bloque au loin dans les rouleaux. Et je commence le travail exténuant de le ramener vers moi. Pas loin du bord, le requin recrache la carangue avec le leurre. Je mouline mais la carcasse de la carangue n’arrivera pas dans mes pieds ! Nouveau choc, un autre requin a attaqué. Il me torche rapidement ma bobine et encore une fois je le bloque à l’horizon, à 350m de moi. Je pompe dur, je transpire fort, je le ramène… 20 minutes après il se décroche à quelques mètres du bord et une carangue toute fraîche gobe le leurre au passage ! Très poissonneux le coin !
- Thierry capture son deuxième tarpon. Celui-là passe les 2m. Nous le trainons dans les vagues pour le rincer et faire une belle photo. Le pêcheur est si ému qu’il n’a plus de force et le tarpon profite d’une vague pour s’échapper ! Tout le monde se moque gentiment de nous ! je me retourne et dans la nuit je vois le tarpon qui nage au bord, il récupère. Je plonge aussi sec et le ceinture ! Il est dit que nous aurons notre photo ! Sacré souvenir...
- Mika met au sec son 4ième tarpon et le 15ième de notre séjour. A cela s’ajoute 400 carangues, quelques carpes dont une 20 kg pour Jacky, une poignée de capitaine, des gros barracudas et des otolithes dont une record pour Alain. Les requins ont mis l’ambiance durant 3 ou 4 jours avec de nombreuses anecdotes amusantes ! Je retiendrai la fantastique complicité de ce groupe de pêcheur et le travail parfait de mes marins et des cuisines. Chacun s’est amélioré, sur les distances de lancer, sur le maniement des plugs et sur le rôle d’un frein. Un séjour qui en appel forcément d’autres.

Je retourne dans quelques jours à Sette Cama pour continuer l’aventure. Tarpons, carpes rouges, capitaines, carangues, barracudas, otolithes et si possible moins de requins ! Quoi que… Il reste quelques places notamment sur des semaines hautement intéressantes, avis aux amateurs de pêche et de sensations ! Jean Michel SY côté agence, Christian côté logistique et organisation puis moi avec mon équipe sur le terrain. Le team est parfait !

Un été entre France, Islande et le Gabon…
10/09/2013
Saumons, truites, brochets, silures & éléphants

Dés les premiers jours de l’été, la météo jusque là capricieuse c’est divinement bien améliorée ! Cela m’a permis de traquer sans relâche les brochets et surtout les truites d’altitudes. Des bivouacs de rêve avec des pêches très pointues dans des eaux cristallines. Les grosses truites ont été généreuses sur mes leurres à bavette. De belles bêtes de 2 à près de 4 kg. Ma première expé au delà des 2500m s’est soldé par la quête impossible d’un lac perdu sous deux mètres de neige et glace ! Avec la nuit quelques températures polaires, mais quand on aime… Souvenir d’une pêche merveilleuse à près de 3000m avec une petite bordure d’eau libre entre les blocs de glace et une activité hors normes de saumons de fontaine. Les animaux m’ont parfois accompagné, chamois, bouquetins et mêmes des troupeaux de vautours qui, il faut peut être s’en inquiéter, n’ont plus peur du tout de l’homme. J’ai eu 32 grands vautours qui se sont posés à…50m de moi, un remake d’un Lucky Luke ! Et puis des traversées de névés instables avec le torrent qui gronde sous les pieds.
Pour les brochets, la fonte des neiges a un peu perturbé l’été. Mais j’ai relâché de jolis poissons. C’est aussi l’arrivée des silures, sur mes lancers légers c’est indéniablement amusant mais le biotope risque d’être un peu bouleversé. A suivre.
Août, c’est aussi cette virée en Islande, sur la fabuleuse Midfjardara. 6 jours incroyables avec mon pote J.Marc et ce guide argentin exceptionnel, Alejandro. Nous explosons tous les records de la rivière avec personnellement 84 saumons à la mouche, soie flottante, eaux cristallines. Je capture à la dernière minute une bête de 1,03m, au cœur d’un canyon. Un été islandais tout relatif, avec des températures de 2° à 7° ! Mais c’est ainsi que les saumons atlantiques vivent.
Dernière virée en montagne, avec mon ami Christophe, le boss des Radama. Pour ce coup d’essai, un résultat de maître, une fario de presque 4 kg !
Maintenant il l’heure de rejoindre le Gabon et les rives de la lagune de Sette Cama. Mes amis m’attendent pour un séjour qui sera axé, comme d’habitude, sur les gros poissons, la nature et les bagarres de folies ! Je vais passer une partie de l’automne et hiver à Sette Cama Safari. Il reste encore quelques places disponibles, une occasion à ne pas rater, pour vivre ou revivre des émotions uniques. Pas un de mes séjours sans une belle quantité de poissons trophées. Parfois même des séries irréelles de carpes rouges et capitaines, des poissons de 15 à 50 kg ! Au leurre, le jour et la nuit.
Je donnerai des infos dés mon premier retour, à la fin du mois. Juste avant le cœur de la saison !

Sous le soleil en Norvège
01/06/2013
Lancer léger dans les fjords
Aller trouver le soleil en Norvège n’était pas gagné ! C’est pourtant ce que nous avons savouré, tous les jours de cette semaine d’Avril. Adieu à la grisaille française et bonjour au soleil scandinave ! Le but, un reportage sur la pêche au lancer léger, dans les fjords de la région de Trondheim. Pour une fois pas de matériel lourd au programme de ce séjour norvégien. C’est pourtant la technique reine de ce pays. Mais Gregory, notre sympathique belge organisateur, nous a guidé sur ce qu’il préfère, à savoir la pêche au lancer léger. Dans de superbes paysages de montagnes, de neige, d’îles peuplées d’oies et de canards, nous lançons nos minuscules leurres à la recherche d’une belle variété de poisson. Thierry et Patrice, mes complices du moment, se régalent de cette manière sportive de pêcher. Nous prendrons tous beaucoup de poisson dans une ambiance de copain. Les lieus jaunes sont les plus musclés, des prises de 4 à 5 kg avec un joli record à 7 kg. Avec pour conclure ce périple 14 lieus jaunes en une seule matinée, tous capturés au ras de la surface. Des lieus noirs, moins gros mais bagarreurs à souhait ! Les inévitables morues, toujours au lancer léger mais capturées sur des fonds de 5 à 30m. Un poisson plaisant à prendre et encore plus à manger. Quel régal ! Je fais la connaissance des aiglefins, un bien belle espèce sur nos cannes légères. Et comme la chance nous accompagne agréablement, je capture le dernier jour une superbe truite de mer de 75 cm, toujours au leurre et en surface. Une prise inhabituelle dans cette ambiance de fjord. Mais ce qui plait le plus c’est cette organisation parfaite qui nous laisse très libre de nos mouvements. Un chalet spacieux, une voiture de location et juste en bas de notre logement, le petit port de Vangshylla et les bateaux. Le notre est ainsi à 20 secondes de nos lits ! Pas de skipper, c’est nous qui gérons le bon fonctionnement de cette embarcation. Une petite coque open équipée d’un moteur 30 cv qui tourne comme une horloge. Les horaires de pêche ont donc été complets. De toute façon j’ai quotidiennement démarré vers 3h le matin pour un coup de pêche du bord. Pas de nuit marquée, le jour prédomine sous cette latitude. Du bord, sur la digue du port, je réalise de belles pêches sur les lieus noirs et même un joli lieu jaune pour faire chanter le frein du moulinet. Le premier jour c’est une otarie qui a semé la panique dans les poissons, puis une loutre ! Une ambiance bien sympa. Voilà un séjour original et qui est d’un coût modeste. A 1000 euros la semaine, avions compris, c’est plutôt rare. Moi et mes potes ont a adoré ! Merci à Gregory Valvekens pour cette escapade au soleil !
Gregory : info@nordicsportfishing.eu
Retour en France dans le froid et la pluie. Heureusement quelques beaux brochets et grosses truites rythment mon quotidien. Mes virées en montagne sont remises à plus tard, nettement plus tard ! Dernière belle prise, une fario de 3,650kg prise sur un leurre Mégabass avec ma fidèle Tenryu Technically. Toute une aventure… A lire prochainement !

Vacances sportives en Malaisie
15/04/2013
Objectif : Snakehead !

Nous revenons, Martine et moi, d’une superbe virée en Malaisie. Un voyage ponctué de bonnes surprises et cela commence dés le début ! Pour une fois le trajet aérien se passe à merveille, de la place pour les jambes et des sièges de libre à gauche et à droite. Je dois rêver ! Nous attaquons notre périple par l’île de Longkawi, non loin de la Thaïlande. Retrouvailles émouvantes avec William, Nathalie et Charlotte ainsi que leur bateau Wilmi. Il y a 19 ans nous avons navigué à son bord au large des Bijagos. Une attaque en règle de nombreux marlins et la prise historique d’un incroyable marlin bleu de 300 kg capturé à bord de ce voilier ! Pour la petite histoire, je venais de prendre un requin tigre de 620 kg la veille et j’ai récidivé 3 jours plus tard avec un tigre de 580 kg… 3 poissons de rêve, une énorme motivation, une autre époque ! Autour d’un apéro nous revoyons en noir et blanc le film de cette capture. Faut dire que ma 130 lb stand up, je savais bien la manier !
Nous faisons une superbe journée autour de Longkawi. Le bateau navigue calmement, avec en toile de fond des forêts primaires qui tombent dans la mer et des falaises particulièrement inaccessibles et sauvages. Ma canne est à l’œuvre, mais la zone n’est guère poissonneuse, une seule orphie vient jouer avec mes leurres. Plages désertes et baignades dans une eau tiède pour ce début de vacance.
Puis c’est une incursion dans le centre du pays, avec l’ami Wai Loong comme guide. L’objectif est de prendre durant ces 4 jours un ou plusieurs giant snakehead. Une pêche inédite qui n’est pas pour me déplaire. Ce poisson diabolique monte du fond pour aspirer quelques goulées d’oxygène. Il faut repérer un remous et lancer dans les 2 ou 3 secondes qui suivent, un leurre. De la rapidité au programme mais surtout de la précision. Le leurre doit tomber à moins d’un mètre de ce remous… Sticks baits, poissons nageurs, spinner bait et grenouilles un choix idéal pour le tomman, autre appellation du snakehead. Comme souvent c’est le BKS qui ouvre le bal avec les premières captures. Puis c’est un Rapala longue bavette qui prend le relais. Cette pêche d’attente et d’observation est captivante même si je ne ferai pas ça à longueur d’année ! Le lac d’Air Ganda est propice au tomman et Wai Loong en connaît chaque détour. Je prendrai 2 jolis poissons de 5 kg et 5,5kg ainsi que 6 autres de 2 à 4 kg. Sans oublier tous ces petits tommans qui ont gobé mon leurre. Mais ce séjour c’est aussi une incursion dans une nature parfois vierge et parfois torturée par l’homme. J’ai adoré ces multiples forêts immergées et tous ces bruits d’animaux qui nous accompagnent. Et puis il y a les à-côtés de la pêche c’est à dire les repas du matin et du soir ! Wai Loong est une guide gastronomique hors normes. Nous allons nous régaler dans de nombreuses gargotes aux tables branlantes. Des plats de la forêt, à la sauce chinoise et dans une ambiance authentique ! Superbe !
Nous finissons notre voyage par une semaine sur l’île de Bornéo dans la région de Sabah. Des jungles treks hallucinants, dans une nature tellement dense. Nous nous gavons de fruits connus ou inconnus. Un gros boa se laisse bien photographier avec une tête qui n’est pas s’en rappeler le tomman ! Rare surprise, nous observons en détail une rafflésia, la plus grande fleur du monde… Et que dire de ces dizaines de sangsues qui s’agrippent à nos jambes ! Des torrents il y en a de superbes mais pas forcément très poissonneux. En tout cas pas de grosses prises en vue. Rassasiés de forêts, nous partons à l’assaut du Kinabalu, 4100m. Une marche de deux jours qui nous fait passer de 34° à 2° ! Cordes et parois abruptes pour notre plus grand plaisir. Là haut, nous dominons Bornéo, les Philippines sont en silhouettes…
La Malaisie nous a magnifiquement accueillie, et un grand merci au Wilmi, à Wai Loong et à Nick pour l’organisation sans faille de nos aventures asiatiques.
Retour en France, le printemps tarde à s’affirmer, les grosses truites et morilles sont à la peine...
Enfin le soleil pointe, bien chaud, revigorant et comme par hasard les champignons et la pêche reprennent le dessus !

SETTE CAMA 2013
01/03/2013
Entre tarpons & éléphants !
Je reviens de mes 6 semaines d’expédition à Sette Cama, au cœur du Gabon. Une pêche qui reste toujours éprouvante, avec des horaires quotidiens qui laissent quelques traces dans l’organisme ! Je ne mets pas en valeur un nombre d’heure à rallonge au bord de l’eau mais j’essaye de cerner chaque jour les meilleurs instants du jour et surtout de la nuit. Pas un regret en vu car les séances de pêche proposées couvrent tous ces moments privilégiés. Le but n’est pas forcément la quantité mais plutôt la qualité. Après lorsque la chance s’en mêle, il y a des semaines de folie où tous les rêves personnels se réalisent. Je pense à Arnaud, Gérôme, Daniel, Pedro, Olivier et Mika qui ont connu une semaine hallucinante en ce début d’année. Tous ont capturé des dizaines de carpes rouges et chacun a explosé son record avec des prises dépassant parfois largement les 35 kg. Sans oublier une belle vague de tarpons dont 5 en une seule soirée pour le couple Arnaud/Daniel avec une bête de 90 kg à la clé ! Ainsi qu’un excellent score mérité pour l’infatigable Mika. Il y a aussi des semaines parfaites pour des pêcheurs néophytes en ce domaine. L’équipe Caperlan s’est tout simplement éclatée, chaque jour. Des plaisirs ponctués de superbes prises, une dizaine de tarpons dont un de 85 kg pris du bord et d‘énormes carpes rouges en série pour Guillaume notamment. Evidemment il y a des semaines plus laborieuses où il faut se battre pour plier sa canne. Les pêcheurs appliqués s’en sortent toujours bien avec même parfois un tableau de premier ordre. Et puis dernier cas de figure, un classique du Gabon, 3 jours difficiles et 3 jours de superbes pêches. Avec jusqu’à plus de 100 beaux poissons en moins de 24h ! Et que dire de la patience de Jean Philippe qui a longuement attendu son heure pour prendre un fantastique tarpon de plus de 90 kg en bateau, sorti de l’eau et embarqué à mains nues par Paquito ! Des contrastes amusants dont il faut savoir tirer partie. A noter plusieurs carangues hippos de 20 à 27 kg toujours prises du bord. Voilà pour ce séjour typiquement gabonais. Une mention spéciale pour Patrick et Toto avec une énergie et de la bonne humeur à revendre, j’ai adoré ! Mais pour apporter la petite touche de Sette Cama, il faut parler des animaux. Et là, quel spectacle ! Les éléphants d’abord. J’adore l’image d’un pêcheur qui ne regarde que la surface de l’eau avec un éléphant qui l’observe du haut de la plage. Parfois nous faisons quelques approches sécurisées par la présence de la plage. Un jeu, un contact rare. Mais l’idéal reste l’éléphant qui traverse la lagune, de jour comme de nuit. Le bateau à quelques petits mètres de lui. De temps en temps l’éléphant se campe bien sur ses pattes et pique une colère incroyable. Il tape l’eau de sa trompe, de ses défenses et semble nous dire : venez petits pêcheurs ! Tu t’en rappelles Jean Marc ? Magnifique. Pour les hippos, la plupart des rencontres se font dans la lagune. Mais avec la chance, beaucoup de chance, vous verrez une montagne sortir de la mer. Et un guide charger la bête avec son appareil photo ! Je l’approche à 6m, un monstre très impressionnant. A ne pas reproduire n’est-ce pas Vincent ! Les buffles sont plus craintifs, sauf ceux qui déambulent sur la plage et que nous suivons avec Guy.
Tous ces clichés made in Sette Cama ne sont réalisables qu’avec une équipe solide et solidaire. Mes piliers sont Paco, Lewis, Ted, GreamLee, je les remercie d’accepter mes horaires de fou sans jamais, je dis bien jamais rechigner ! Merci à Annie et la cuisine car quand « ça mord » je ne sais pas vraiment à quelle heure nous allons rentrer ! Et à tout le staff qui épaule le bon fonctionnement du camp. Merci encore et forcément à bientôt !

Un automne au GABON
20/12/2012
Du bord, la traque des grands carnassiers
Je reviens d’une bien belle saison de 2 mois au Gabon, à Sette Cama Safari. J’ai démarré le 10 octobre pour enchaîner 8 semaines. Un bon point pour mes marins et le staff de la cuisine qui ont répondu présent tous les jours à des horaires très particuliers. Peu de place au repos, les nuits ont été largement exploitées, quotidiennement. Entre coups du soir prolongés et des départs très tôt le matin, nous avons mis toutes les chances de notre côté pour prendre et faire prendre les plus gros poissons. Le résultat a été très motivant, avec un nombre remarquable de poisson trophée. Pour les tarpons, nous en avons mis « seulement » 23 au sec dont 18 de plus de 2 m et pas un en dessous de 1,75m. Richard a pris au popper le plus gros de cette saison avec 2,30m et un poids qui devait dépasser légèrement les 90 kg ! Mais il y a eu des casses et plusieurs poissons perdus dans la dernière vague. Rageant ! A noter plusieurs gros tarpons pris de jour, un plaisir supplémentaire pour les yeux. Ce poisson demande beaucoup d’acharnement et de patience, mais quand la bête est bien ferrée, l’émotion est énorme… Pour les carpes rouges je ne pensais pas retrouver des poids record. Déjà en début d’année il y avait eu de nombreuses carpes de 30 kg et plus. Mais là, c’est une autre dimension qui s’est invité à la fête. Le trio gagnant fait 44 kg, 54 kg et près de 60 kg. Oui, je dis bien 60 kg… Les mensurations donnent 1,47m de long pour 1,12m de tour de taille. Capturé du bord, par Claude, un soir où il fallait insister ! Les carpes de 8/15 kg ont été nombreuses certaines semaines. Côté capitaine, je dirais que c’est la même analyse. Pas de quantité exceptionnelle mais plusieurs poissons de 1,60m à presque 1,70m avec des poids de 40 à 48 kg selon les mensurations. Il est toujours impressionnant de bagarrer ce type de poisson. L’acharnement et l’application ont permis de prendre de nombreux gros sujets, la nuit notamment. Les carangues ont parfois été nombreuses et d’autres fois absentes. Beaucoup de 8/12 kg et quelques 15/17 kg. La seule grosse hippos a été perdu en fin de bagarre. Pas ou peu de barracudas. A peine une vingtaine en 2 mois ! A part un estimé à 17 kg pour 1,70m, il n’y a rien eu d’extraordinaire pour une espèce que l’on jugeait trop nombreuses il y a à peine 12 ans… A noter de magnifiques passages d’otolithes, avec des poissons pesant couramment plus de 10 kg. Presque 16 kg pour le record de la saison. Un superbe requin bouledogue de 2m pris au leurre avec un bas de ligne Nylon, un peu de chance !
Pour le matériel la meilleure canne est sans le moindre doute la Tenryu Popping, les Stella 18000 ont été les moulinets les plus fiables et agréables et la tresse YGK Castman a remporté le concours de longévité, donc de fiabilité ! Pour les leurres ça été presque un sens unique avec les plugs Orion dans les deux tailles ! Mister Eric, encore bravo pour les derniers modèles !
Tout cela nous donne 5 semaines très bonnes voir excellentes. 2 semaines correctes avec quelques grosses surprises et 1 semaine difficile qui avait pourtant bien démarré avec un gros tarpon au premier lancer pour Thierry ! Un grand merci à la Brigade des eaux et Forets de Gamba qui est venue remettre un peu d’ordre dans la passe. Des gens compétents qu’il faut impérativement associer à nos bons résultats. Encore merci à Paco, Lewis, Ted, GreamLee, J.Alain, Gidas, Annie et Sylvène de supporter dans la bonne humeur et la compétence mes horaires ! Et puis un sincère remerciement à J.Michel de Mémoire d’un Fleuve celui qui organise tout le planning, celui qui est confronté aux changements d’avion, d’hôtel et qui doit affronter les difficultés d’un tel programme depuis la France ! Le 9 décembre je suis passé du short, pieds nus et 30° saturé d’humidité à –9° et une sacrée couche de neige… En janvier, l’inverse va plus me plaire !

Lancer à Belle Île & Mouche en Islande !
22/08/2012
Pêches & réflexions…
Pour cet été, une virée familiale dans l’Ouest de la France avec un passage obligatoire chez mon pote Eric alias Mister Orion. La météo jusqu’à là morose ouvre enfin quelques perspectives intéressantes. Une semaine de balades et d’apéros mais aussi de pêche ! Fini les cessions endiablées dans le Raz de Sein, nous allons à mon grand plaisir consacrer quotidiennement quelques heures à lancer du bord. Rivières, estuaires, rivages, une panoplie instructive de spots qui à des époques meilleures ont été des références. Car le temps est passé et les résultats se sont effondrés, aujourd’hui il faut se contenter d’une poignée de touche. Au final c’est le stick Mister Joe, un classique d’Orion, qui me procure des prises presque inespérées ! Ce qui me choque c’est que nous sommes seuls, sans une autre canne à nos côtés. Le littoral est vide de pêcheur… Un constat grave en ce mois de juillet mais bien réel. Une superbe virée en bateau sur des roches somptueuses, avec des dérives millimétrées nous rapporte une avalanche de touches et de prises. Pourtant nous ne sommes qu’à quelques encablures d’un port… Là encore, personne si ce n’est un semi-rigide qui ne nous dérange guère. Mes questions sur cette absence de pêcheurs obtiennent toutes la même réponse, plus de poissons, plus de pêcheurs ! A part pour les pros et presque pros, il est bien difficile de s’amuser en bord de mer. La faute aux chaluts ? En partie certainement mais pour le reste il faut plutôt voir les abus des pêcheurs sportifs qui vendent en toute illégalité leurs poissons. Sujet tabou, qu’importe, c’est ainsi. Et les noms qui reviennent incessamment sont loin d’être inconnu…Nous quittons le soleil du Finistère pour celui de Belle Île. Changement de décor et en avant les randonnées interminables avec dans le dos ma 3 brins Tenryu. Premier contraste à retenir, les sentiers sont déserts mais les postes accessibles à la pêche sont plus que fréquentés. Par une petite poignée de pêcheur, par de nombreux plongeurs tous armés de fusil et par des barcasses qui viennent inlassablement poser et retirer des filets ! J’hallucine ! Et tout ça dans un contexte établi. Cela ne semble choquer que moi. La mer est quand même solide pour accepter ce genre de pratique. Je me réfugie dans les falaises pour prendre quelques bars sur des leurres durs je précise ! Mon ami Arnaud, guide de pêche émérite, m’emmène pour une sortie sur son superbe bateau. Ici tout se pêche au leurre souple et tout tourne autour du leurre souple. Pas de chance, je déteste ça ! La preuve en live, puisque cet après midi je ne prends que des espèces secondaires alors que tout le monde ferre des bars. Comment ce poisson si noble peut s’attaquer à ces morceaux de plastique aux odeurs de pétrole ?! Bref, Maître Arnaud a bien réussi sa sortie et c’est moi qui n’est pas assuré, sans gloire mais également sans remord ! Le lendemain, mon cher guide me fait prendre un joli poisson au leurre, au vrai, au dur ! Immédiatement mangé le soir au milieu d’une poêlé de girolles savoyardes avec notre ami Yannick Ultimate. Superbe moment. Durant cette semaine sportive, j’ai également posé pas mal de question à tous ces pêcheurs que j’ai croisé, sur la raréfaction du poisson. Les réponses sont nettes et précises, la pêche sportive et certaines de leur figure de proue ne sont malheureusement pas là pour donner le bon exemple, bien au contraire. Nous sommes dans le domaine de l’hypocrisie et de l’argent. Dommage. Que mes rivières de Savoie sont calmes et bien gérées en comparaison.
Changement radical de mentalité avec une virée exceptionnelle en Islande. C’est mon pote J.Marc qui m’emmène pour une semaine de pêche à la mouche sur la plus belle rivière de cette île. La Midfjardara. Des centaines de saumon remontent en toute quiétude 4 petites rivières aux eaux cristallines. Nous sommes dans le domaine de la pêche à vue, avec un matériel léger. Avec ma JMC 8‘6 soie de 8 je me suis régalé chaque minute, chaque seconde. Nous avons pris dans des décors de rêve énormément de saumons. Sur une semaine annoncée difficile en raison d’un manque d’eau, nous obtenons un résultat génial comme nous le précise la direction ! Faut dire que 71 saumons à deux pêcheurs c’est plutôt sympa ! Pas un seul de tué évidemment. Mais notre secret c’est d’avoir été constamment épaulé par Alejandro, un guide argentin fantastique, un Maître en la matière. Et puis entre latinos on c’est bien marré ! Je garde en souvenir ces prospections de canyons vertigineux où le saumon repéré du haut des falaises monte sur la mouche, l’englouti en se retournant. Des moments de plaisir intenses. Somptueux. Des kilomètres de rivières, de torrents, pour nous seuls, avec une rotation intelligente des parcours entre les différents pêcheurs présents. J’ai la chance de prendre les deux plus gros saumons de la saison, grâce à la précision et au nerf de ma JMC ! Ils sont repartis libres. Mon seul problème c’est d’avoir très envie de revenir, surtout que mes rivières à gros salmonidés préférées, en Terre de Feu, ne sont plus en forme… La faute à la nature, la faute à l’homme, l’éternelle question et l’éternelle réponse…


Expédition SOUDAN !
07/07/2012
Sur les atolls de la Mer Rouge
15 juin, départ de la maison pour le Soudan ! Après un Lyon/Paris et un Paris/Le Caire, nous nous retrouvons tous à l’hôtel. Week-end d’élection, il n’y a pas foule dans la capitale égyptienne. Notre équipe rappelle de bons souvenirs avec Jacky, Gérard, Michel, Ramdan, Fred et notre tandem malgache Christophe et Sébastien pour représenter les Radama et la Baie du Courrier ! Le lendemain matin, pour le côté instructif, nous visitons le musée du Caire ainsi que le passage obligé aux pyramides & sphinx. Sympa et intéressant puisque nous sommes pratiquement seul. Les gamins dépités par l’absence de touristes nous proposent des milliers de pyramides artificielles et des kilomètres de papyrus pour « one euro » seulement ! L’après midi Franck le boss du bateau « Le Baron Noir » nous rejoint et nous emmène à l’aéroport. Première surprise, l’avion n’est pas signalé. Et des Le Caire/Port Soudan il n’y en a qu’un par semaine. Après des heures d’attente et peu d’information, nous voyons enfin s’inscrire notre vol pour minuit et quelques. Je crains le « et quelques » mais tout se passe bien. L’avion de la Sudan Air décolle enfin et deux heures plus tard nous voilà à destination. Les douanes ne sont qu’une formalité et les gens détendus, souriants apportent une note agréable. Récupération des bagages et en route pour le bateau. Nous montons à bord à 4h du matin, bien fatigué.
Notre croisière pêche va durer 7 jours. Franck va nous emmener avec son Baron Noir sur des barrières coralliennes magnifiques et isolés. La météo sera sans surprise, ciel clair, parfois voilé par le sable et soleil brûlant. La chaleur rappelle Djibouti et la température de l’eau va nous jouer un mauvais tour. Les poissons ne veulent pas franchir les 15 derniers mètres les séparant de la surface. La pêche au lancer sera trop aléatoire même si nous démarrons par quelques prises encourageantes. Nous prendrons quelques ignobilis, carpes rouges et carangues bleues sur nos poppers mais ces prises sont trop isolées. Je réussis un joli coup avec une igno de 1,25m prise dans seulement un mètre d’eau. Mais passé cette déception nous trouvons vite en profondeur de quoi nous régaler. Le jig sera la grande technique de la semaine ! Et ce sont principalement les thons à dents de chien qui vont s’attaquer à nos leurres en plomb. Nous en prendrons énormément, plus de 200. Avec quelques belles surprises dans le lot. Des poissons pesés honnêtement entre 30 et 45 kg. Les requins nous en volerons une grande quantité et nos réserves de jig vont fondre comme neige au Soudan. Nous perdons tous de superbes thons non loin du bateau… Il nous arrive de tomber dans des folies de touches et de bagarres. Du jamais vu pour cette espèce surtout pour nos amis malgaches. La touche d’un gros TDC ne laisse pas indifférent. C’est violent et le démarrage qui suit est incroyable. Gare aux dents, nous aurons plusieurs bas de ligne coupés. Ces longues bagarres incertaines vont pimenter nos cessions spéciales jigging. Et résonne encore au dessus des reefs les annonces : « Tunaaaa ! ». Fred le lanceur se découvre une nouvelle passion dévorante, les leurres en plomb ! Mais la chaleur pèse sur les organismes et les bras se font très lourds en fin de séjour. Nous prendrons également des ignobilis dont certaines assez lourdes, des mérous aux incroyables couleurs, des jobs roses, des carpes rouges, des barras et même un jolie sériole par 100m de fond. La zone des 40/70m a été de loin la plus productive. Un bon point pour la gentillesse des marins et leur ponctualité. Une seule matinée venteuse sinon c’est calme plat à perte de vue !
Le Baron Noir a été notre base. Un bateau bien conçu pour une telle croisière. Franck s’est décarcassé pour nous emmener sur de bons spots. Dommage que la clim’ ne diffusait pas son air frais habituel. Une panne fortement gênante pour la récupération et le bien être à bord. Les cabines sont correctes, excepté celle dont hérite Séb qui mérite plus l’appellation de sauna. Les repas seront tous de qualités, copieux et variés. Un cuisinier de rêve ! La seule véritable note déplaisante vient de Marc, le gérant des activités du bateau. Il n’est pas à sa place dans un tel voyage, il ne sert à rien et il est fortement désagréable ! Difficile de faire pire, à tort nous ne l’avons pas jeté par dessus bord même si l’idée aurait plu à nombre d’entre nous !
Au final nous garderons de très bons souvenirs, d’un séjour inhabituel, dans un curieux pays. A d’autres moments nous savons que le lancer est excellent. Pour le jig et les thons à dents de chien c’est tout simplement unique ! Reste à apporter quelques améliorations et établir des saisons pour en faire une très bonne idée de voyage. Et un grand merci à J.Michel pour l’organisation et la gestion des avions.




Du brochet au masheer !
10/06/2012
Ouverture française & découverte indienne
L’ouverture du carnassier dans ma région a été rythmée par une météo fortement capricieuse. Evidemment vient s’ajouter à ce premier désagrément le jeu du yo-yo pour le niveau de l’eau avec la Compagnie Nationale du Rhône et les barrages. L’ouverture de la truite ne m’a permis de prendre qu’une seule fario dodue d’un peu moins de 3 kg, grâce à un éternel leurre à bavette made in Mégabass. Pardon pour sa non relâche, elle est partie rejoindre une énorme poêlée de morilles pour mes amis de la Maurienne ! Je me suis rattrapé en relâchant les 2/3 livres qui ont suivi. En ce qui concerne le brochet j’ai eu la chance d’un superbe poisson de 1,21m et de six autres becs d’un peu moins d’un mètre. Sympa mais avec des résultats très irréguliers. Au milieu de plusieurs bredouilles j’ai réussi un joli score de 17 brochets en une matinée. La température de la rivière, la fluctuation artificielle du niveau et des coups de vent importants n’ont rien arrangé à nos pêches. Curieusement, en plein froid, le stick bait a bien donné et a même fait la différence certaines sorties. Etonnant… Encore plus étonnant la voracité de certaines carpes qui ont englouti mon petit leurre souple ! Des bagarres musclées ! Une fois de plus, avec mon ami Jacky, nous avons été rejoindre notre pote Tanzilli pour un gros silure de la région lyonnaise. Deux expéditions avec une constance, la météo ! J’en rigole encore. Rafales puissantes, arbres qui tombent, eaux glacées, il faut un maître à la baguette pour arriver à sortir quelques moustaches de l’eau. Rien d’énorme mais un bon rendez-vous entre copains. Et puis au chapitre découverte, une incroyable expédition au cœur de l’Inde, à la frontière du Népal. Le but :le masheer ! Un poisson si rare que les bredouilles sont logiques. Mais Yves, notre ami organisateur, a tapé une fois de plus dans le vrai. En une semaine nous relâchons une jolie quantité de masheer. Si les plus gros frisent les 10 kg, nous en verrons des monstres. Un résultat incroyable et des aventures peu ordinaires pour cette expédition dans un autre monde. Avec Richard, nous en revenons fortement marqué, par la pêche, par les gens, par ce dépaysement que nous connaissons pourtant si bien. Une histoire à suivre dans le prochain numéro de Partir Pêcher. A ne pas rater ! Début juin, la pluie se déchaîne encore et encore, même les champignons ne trouvent pas ça drôle… Le Rhône est au plus bas, c’est la vidange des barrages. Décidément, il y a des années où rien ne va droit malgré une nouvelle présidence « normale » ! Moins rare, je suis déjà entrain de faire mon sac pour un voyage original. On en reparle bientôt !

RETOUR aux RADAMA !
10/04/2012
Madagascar en 30 lb
Fin mars, c’est ma virée annuelle à Madagascar. Retour sur les Radama avec mes amis d’Alès. Je retrouve Christophe avec son équipe toujours aussi performante ! Ici, pas besoin de se prendre la tête, tout est fait pour que chaque pêcheur passe du bon temps sur l’eau et aussi à table ! L’arrivée à Nosy Be se fait sans le moindre retard. Un après midi consacré aux montages avec les marins, une nuit réparatrice et un départ pour l’archipel tôt le lendemain matin. Durant ce séjour je vais essentiellement pêcher en 30 lb avec ma fidèle canne All Rod. Stella 8000 et tresse fine, un régal. Pour une fois je laisse tomber le lancer lourd même si ma deuxième canne n’est jamais très loin ! Pêcher en 30 lb n’est pas un challenge de fil fin et de gros poissons. C’est tout simplement une superbe manière de provoquer énormément de touches. Et des ratés il y en aura peu, grâce à des hameçons ultra piquants et moins fort de fer. Sur un équipement léger j’ai la possibilité d’utiliser un très grand nombre de leurre différent. Poppers, sticks coulants & flottants ainsi que les poissons nageurs. Déjà la diversité est payante comme le prouve toutes ces attaques. Parfois le soir c’est 50 poissons que nous relâchons sur un seul bateau. Beaucoup de carangues de 6 à 12 kg avec quelques jolis spécimens de 20 kg et plus. Sur 30 lb c’est du sport ! L’autre avantage est de pouvoir varier le maniement de ces leurres. La canne ne pèse pas sur les bras et c’est un véritable jeu que d’essayer de provoquer les touches. A certains moments ce sont les récupérations rapides qui payent, parfois les stops font la loi. Il faut se dire que chaque attaque est un poisson pratiquement pris. La taille et la finesse des hameçons triples ne laissent pas beaucoup de chance à nos carnassiers favoris. Un concept à méditer… Quand une ignobilis de 20 kg plie ma canne, toujours au dessus du corail, je me dis que la moindre erreur sera sanctionnée immédiatement par une casse. Cela oblige à beaucoup d’attention et d’effort ! Mais le résultat est là, pas une rupture de fil durant ce séjour. La crainte vient plutôt des mérous et carpes rouges, deux espèces plus difficiles à gérer sur du fil fin. Par chance et sans aucun calcul ils m’épargneront mais pas forcément mes compagnons de pêche ! Séb se fait gober un popper par un mérou déjà honnête et une bête nettement plus dodue vient engloutir le tout ! Sous nos yeux émerveillés… La casse a malheureusement été logique, un enrochement impossible à contrer.
Quelques séances de jig ont permis à plusieurs pêcheurs de se détruire les bras sur des touches et bagarres à répétition. Avec comme juge suprême, les requins ! Pas mal de sérioles, mérous, jobs et même carangues nous ont régalés. A noter un moulinet vidé par une bête inestimable qui avait peut être une dentition de chien… Les thasards ne nous ont pas trop sapé le moral et ils se sont plus souvent retrouvés dans nos assiettes le soir, en carpaccio ! Christophe me fait connaître une superbe nouvelle zone que je n’avais jamais pêchée. De la pêche au lancer magnifique et quelques actions sympathiques.
Il ne faut pas oublier le soir, les apéros, la pétanque et les repas. Des moments inoubliables qui apportent une décontraction merveilleuse lors d’un séjour de pêche intense. Mais pour moi, le moment magique du matin est incomparable. Café ultra matinal et levé de soleil en mangeant du jambon cru et des crêpes ! Un séjour totalement réussi et un immense merci à Christophe ainsi qu’à toute l’équipe des Radama, de la cuisine aux marins.

Cet hiver à SETTE CAMA
25/02/2012
Le grand retour des carpes rouges
Séjour du 19 janvier au 18 février, un mois de pêche sur la lagune Ndogo a une période favorable pour les gros poissons. Encore une fois, le bilan de ces 4 semaines est très intéressant. La surveillance accrue de la lagune par la brigade et le respect des règles au niveau de l’embouchure portent ses fruits ! Les poissons reviennent et la fréquentation ne ressemble plus à la foule d’il y a quelques années. Un camp de pêche unique, une agence qui ne surcharge pas la zone et les locaux qui participent à la protection. Voilà des ingrédients intéressants et j’espère que cela va durer longuement...
Une première semaine parsemée de quelques superbes poissons. Quelques monstres de capitaines pesant entre 30 et 42 kg. A noter un capitaine record qui s’est fait sectionner à l’arrivée au bateau. La tête pesait encore 24,800 kg ! Une magnifique vague d’otolithes de 10/12 kg et quand même de belles carpes rouges. Un joli doublé de tarpon pour le même pêcheur, un au leurre et l’autre en surf, belle récompense. Et puis un très gros tarpon a vidé la bobine d’un moulinet, sans s’arrêter une seconde...
Les deux semaines suivantes ont été fantastiques notamment pour les carpes rouges. Environ 200 gros poissons en une seule semaine et 60 sur un coup du soir ! Alex, grand habitué de la lagune, n’avait évidemment jamais vu ça. Nous avons mis au sec un bon nombre de rouges pesant plus de 30 kg sans jamais toute fois dépasser les 40 kg. Le popper Halco a été un des grands artisans de ces belles pêches. Tout le monde a pris un ou plusieurs tarpons, du bord comme en bateau. Joli retour des grands barracudas, dans la lagune et au petit stick bait. Une seule carangue de 20 kg mais pas mal d’autres plus modestes. Peu de capitaines malgré un acharnement aux bonnes heures nocturnes, sauf pour l’équipe malgache pour qui se lever tôt correspond environ à 8/9h ! J’ai souvent remarqué qu’une abondance de carpes faisait fuir les capitaines et vis versa. Les requins nous ont subtilisés plusieurs grosses prises et parfois dans nos pieds. Durant cette quinzaine il y a eu des coups de pêche d’anthologie, des moments rares...
La dernière semaine n’a pas été la plus facile. L’eau de la lagune était si basse que l’on pouvait voir le fond à marée basse d’une rive à l’autre sur l’embouchure. Une configuration de saison sèche ! Malgré tout quelques jolis passages de tarpons et de belles bagarres du bord, au stick ! Je réalise même un triplé ce qui n’est pas si mal ! Cette année les pluies ne sont pas tombées sur la région, je me rappelle qu’il y a 3 ans c’était l’inverse. L’imprévisible fait heureusement parti de la pêche. Par contre ce qui contraste avec les années passées se sont les bonnes et excellentes semaines qui dominent quelque soit les conditions de pêche et la configuration de l’embouchure. La raison passe par une exploitation rigoureuse des meilleures heures, de jour comme de nuit, le matin comme le soir ! Avec l’appui de Paco, Lewis, Ted et Gream-lee j’ai pu proposer tous les jours ce qui peu se faire de mieux. Et les récompenses font oublier la fatigue ! La faune de Sette Cama a été comme d’habitude fantastique. Eléphants, buffles, crocodiles, hippopotames, antilopes, singes et toujours quelques tortues.
Je retourne au Gabon, à Sette Cama Safari en automne, pour une longue période. Un plaisir que je ne laisserai pas passer !


Fin d’année au Gabon
05/01/2012
Retour gagnant à Sette Cama
Je rentre d’un superbe voyage au Gabon ! Cela faisait bien longtemps que je n’avais pas vu un mois consécutif de bonnes et même d’excellentes pêches. Ajouter à ces résultats une organisation solide et efficace et on obtient un rare sans faute. La pêche au lancer du bord, de jour comme de nuit, a eu la grande préférence des pêcheurs. Grâce à l’appui de mes marins Paco et Lewis j’ai pu tous les jours proposer les meilleurs horaires de pêche possibles. Je les remercie mille fois car en plus d’encaisser mes horaires difficiles, ils le font avec plaisir. Généralement nous avons démarré le matin par un réveil à 3h/3h30 et un retour vers 8/9h. Puis le soir un départ vers 16h pour revenir aux alentours de 21h. Lorsque j’ai supposé la pêche intéressante plus tard, nous avons organisé quelques piques-niques avec un départ vers 18h pour revenir à minuit. Un rythme fatiguant mais tellement motivant quand on voit les résultats enregistrés !
Il y a eu des périodes carangues avec des folies le soir et le matin. Nous avons pris plusieurs hippos exceptionnelles : 20 kg ; 24 kg ; 27 kg et Thierry a pulvérisé le record avec un monstre de 32 kg pour 1,41m… Record du monde ? Qu’importe ! Les périodes carpes rouges nous ont permis de prendre de très nombreux poissons dont plusieurs de 30 à 35 kg. Nous avons été témoin de chasses hallucinantes, avec de véritables explosions dans la rivière ! Sacré souvenirs… Les périodes capitaines ont régalé tous les pêcheurs car les plus belles actions se sont déroulées le jour ! Phénomène rare au Gabon ou mal exploité… Là, nous n’avons pas laissé passer ces occasions et j’ai même du rappeler à la raison mes pêcheurs en disant stop, maintenant on rentre ! Il faut dire qu’à 6 nous avons mis au sec exactement 51 capitaines en…1h ! Nous étions dans le domaine du un lancer = un poisson. Beaucoup de gros capitaines et un grand nombre de 30/40 kg, des poissons grands comme nous ! Les barracudas ont joué la discrétion, à noter deux énormes ratés. Dont le plus gros, 30/40 kg, décroché par notre merveilleux belge, qui malgré ses 71 ans vient de faire sa 25ième virée gabonaise. Chapeau Monsieur Herman ! J’en viens évidemment à mon poisson préféré, le tarpon ! Sur un mois, nous en avons vu…tous les jours. Il faut dire que plusieurs pêcheurs ont axé leur pêche sur ce diable de poisson sauteur ! Nous avons touché une centaine de tarpon pour en mettre au sec 17. Les deux plus gros mesuraient 2,24m pour un poids de plus ou moins 90 kg ! Celui de J.Pierre devait friser les 100 kg et l’autre j’ai d’ailleurs eu la chance de le prendre devant la caméra de Seasons. Mika a réussi un joli doublé grâce à un acharnement très professionnel, bravo ! A noter 7 casses, 5 moulinets vidés dont deux fois mon fantastique Stella 18000, malgré un frein réglé à 14 kg ! Impressionnant. Il y avait là des poissons largement au dessus des 100 kg mais la configuration de la passe et des bancs de sable n’a pas joué en ma faveur… Pas d’excuses, de toute façon j’y retourne dans quelques jours ! Le poisson le moins drôle a été une raie guitare de 2,65m prise au plug par la nageoire dorsale…
Merci à Michel pour ses multiples tournés d’apéro, pour fêter un tarpon comme une bredouille ! Merci à la bonne humeur des ivoiriens ainsi qu’à Fred, Séb, J.François, Reinhart et tous les autres. Et comment ne pas écrire quelques mots sur la faune. Des éléphants quotidiens, des buffles, des hippopotames, des crocos, des tortues monstrueuses, des antilopes furtives et une double rencontre avec les gorilles pour Alain. C’est le Gabon !

Virée sportive à la Baie du Courrier
05/11/2011
A l’assaut du Cap d’Ambre !
Superbe bilan de ce séjour hautement sportif avec le Green Fishing. Un mois de pêche au leurre dans le Nord malgache, ça laisse des traces ! Mais le principal est au bout de l’effort, tous les clients/pêcheurs sont rentrés heureux, pleinement satisfaits. Certains avec de jolis records personnels. Côté météo, comme le dit Sébastien, la zone est venté, tout le monde le sait et c’est à nous de choisir et proposer les meilleures options. Une belle philosophie qui paye avec une gestion des heures et des marées intéressantes. Le rythme normal est de 12h en mer, alors parfois, raccourcir ou déplacer un horaire est bénéfique. Nous avons enchaîné les jours avec environ un tiers de lancer et deux tiers de jig. Tout le monde a capturé sa grosse ignobilis en passant chaque fois la barre des 35 kg. J’ai tenu un monstre qui en deux coups de tête à redressé mon triple comme un vulgaire fil de plomb ! Les gros leurres, sticks et poppers, ont fait la loi avec des touches souvent spectaculaires. Parfois un gros mérou ou un voilier s’invite à nos prises, notamment grâce au stick bait. Je réalise un de mes buts inavoués, prendre un thon à dents de chien de 100 lb au popper. Une bagarre rapidement exécutée avec l’aide de ma fidèle Tenryu Xtrem. Nous trouvons une véritable manne de dogdog qui suivent parfois nombreux et passent sous nos yeux ébahis ! Une autre fois je ferre un gros thasard, il saute et se fait dévorer par des ignobilis ! Finalement c’est une carangue de 15 kg qui rempace l’infortuné au bout de mon leurre. Par courant mais la suite ne l’est pas moins. Je ramène cette carangue et sous le bateau elle se fait attaquer par une autre ignobilis, mais monstrueuse ! Je reverrais longtemps les pectorales grandes ouvertes de la bête...
Le jig a permis aux néophytes de constater que de nombreux muscles inconnus se rattachent aux bras, aux jambes et aux épaules de l’être humain! Les cannes légères mais puissantes dominent sans conteste les débats. Courbures de folies, bagarres incroyables, tout à tenu sauf lorsque le bas de ligne passe par la gueule d’un thasard ! Plusieurs monstres de ferrés, un seul de monté au bateau, mais pas celui que nous attendions… Un requin de 3m pour environ 200 kg nous a bien fait souffrir ! Et puis la chance aidant, le vent s’est apaisé 4 jours. Pas besoin de se poser de questions, la destination du Cap d’Ambre est obligatoire. Impossible de prévoir ces accalmies, il faut être sur place pour les savourer ! Par plaisir je résume notre plus belle journée ainsi : 3 pêcheurs pour une cession jig infernale. 85 poissons montés au bateau d’un véritable poids moyen de 8/9 kg. Plus un requin de 200 kg, faites le calcul c’est impressionnant ! A noter 17 jigs coupés par les requins, thasards et même les gros thons à dents de chien. 40 hameçons spécials jig volatilisés, définitivement perdus ! 8m de tresse de montage envolés. 60 m de bas de ligne Shock Leader désintégrés, un moulinet haut de gamme Daïwa explosé, 3 roulements anéantis et au final 4 poissons de tués ! Une journée référence. La relative fraicheur de la mer a grandement contribuée à de bonnes relâches.
Je ne cache pas qu’il y a eu également des heures difficiles mais la récompense a souvent été au rendez-vous. Lorsque vous rentrez fracassé par les bagarres, secoué par les vagues et bien rafraîchi par les embruns, il ne vous tarde qu’une chose : passer à la table d’Etiennette ! Comme par magie la vie reprend ! Nous nous sommes régalés tous les jours. Bravo à toute l’équipe, à l’imperturbable Daka, au véritable marin qu’est Gérard, à Estevio, à la cuisine, à David et à tous ceux qui font qu’un séjour est une réussite, un plaisir. Bravo à toi Séb et garde toujours ta bonne humeur ! Merci à Nancy pour les trajets et l’approvisionnement en Pastis ! Je rentre fourbu mais vraiment content. A refaire…


Le Cap Vert de Paul Loup
30/09/2011
Retour à Tarrafal
L’été en montagne est terminé. Les orages ont bien perturbé mes randonnées et bivouacs avec tout de même quelques belles séances à plus de 2500m d’altitude. Les grosses truites ont été coopératives et particulièrement sensibles à mes leurres Mégabass sans oublier les Rapala qui restent plus que jamais d’actualité. Septembre sonne mon retour au Cap vert, sur l’île de Santo Antao. Accompagné de mes potes Fabrice et Laurent, nous démarrons la saison d’une nouvelle petite organisation de pêche sportive. C’est mon complice de montagne, Paul Loup, qui se lance dans l’aventure. Il y a quelques années cette zone m’avait semblé très prometteuse. Les débuts du Loup ont confirmé cette impression avec quelques gros poissons au jig, au lancer et en dérive. Thons jaunes, sérioles et carangues au menu ! Le coin n’a pas changé, toujours aussi sauvage avec un biotope très volcanique. Nous en prenons tous plein les yeux !
Nous allons passer 8 jours à sillonner la zone grâce au sympathique bateau du Loup mais aussi à cavaler du lever du jour jusqu’à la nuit sur un littoral intact. Globalement la pêche a été difficile avec un retard dans l’arrivée du poisson fourrage. Il n’en reste pas moins que nous avons tous passé un superbe séjour, où l’authenticité fait parti du quotidien ! Au jig les sérioles nous ont régalé, dommage que les gros sujets ne se sont pas invités dans nos prises. Quelques beaux coups de ligne au lancer sur les carangues avec notamment une fois l’intervention musclée d’un requin ! A noter que cette zone est naturellement à l’abri du vent et des grosses vagues. Superbe souvenir d’une virée nocturne à la recherche d’un poisson étrange, le chuba ! J’en rate un gros au jig alors que les cannes à l’appât restent muettes. Il y a un potentiel insoupçonné pour les amateurs de jig la nuit. Il faut juste gérer le courant et les dérives ce que Paul Loup maîtrise très bien. Je plie plusieurs fois dangereusement ma Fiberjig, et je me distingue en capturant un requin océanique d’une centaine de kilo. Au départ il devait y avoir une sériole puis il y a eu un contact suivi d’un départ canon. Ma ligne a même coupé la tresse de Laurent qui n’a pas trop apprécié cette plaisanterie halieutique !
Les thons jaunes sont malheureusement arrivés 4 jours après notre départ et Paul Loup en a bien profité ! Intéressant de savoir que ces poissons passent très près des côtes tout comme ce marlin que Laurent a décroché sur une petite séance de traîne pour aller d’un poste à un autre.
Deux fois je suis parti pour une virée de 12h en pêche du bord ! Mes chaussures n’en survivront pas. Sac à dos, 3 litres d’eau, un bout de pain et une boîte de leurre. Quelques poissons au popper et un joli succès pour des séances précises de jig depuis les rochers. Les carangues, badèches et dentis ont de nombreuses fois pliés ma canne.
Voilà un produit intéressant, pas cher et qui peu réserver de belles surprises. Une excellente note au Loup qui a su magistralement s’intégrer et se faire accepter dans ce petit village du bout du monde. Une belle façon de découvrir le Cap Vert !

La Norvège
19/07/2011
Au-delà du Cercle Polaire
Je reviens d’une virée familiale en Norvège. Deux familles, 4 adultes et 4 enfants ! Une semaine dans l’archipel des Lofoten et une autre dans la province du Nordland. Paysages magnifiques, randonnées vertigineuses et bien évidemment de la pêche ! Pas toujours facile d’organiser sur place un tel séjour, les informations sont rares, incomplètes et la communication reste limitée. Mais avec de la patience on arrive à établir un programme motivant, sans perdre une seule journée et avec toujours de l’eau à proximité ! Ce sont d’immenses territoires, une prédilection pour des vacances au vert, vouloir autre chose serait se tromper de destination.
Dans les Lofoten nous avons loué un « rorbut », vaste chalet idéalement placé dans le merveilleux village de A. Sur pilotis, avec la mer sous nos pieds ! Nous n’avons pêché que du bord, c’était le but. Une météo exceptionnelle, peu ou pas de vent et du soleil non stop de midi à minuit ! Sous cette latitude, pas besoin de lampe ! La grande activité de pêche est plus tôt en saison et au mois de juillet le village vit au ralenti. La pêche du bord, au leurre, sera productive mais pas un seul poisson de belles tailles. On reste dans le petit ce qui ne manque pas d’amuser les enfants ! Lieus noirs, morues et maquereaux ventrus se disputent pour attraper nos cuillères et jigs. Quand aux randonnées, elles sont d’une rare beauté mais là encore pour trouver le bon sentier il faut s’armer de patience, rien n’est vraiment indiqué. Evidemment ces sentiers de montagne passent par des lacs et les truites sont bien présentes. Beaucoup de petites, entre 20 et 30 cm et quelques unes nettement plus grassouillettes viennent accélérer nos pulsations en suivant nos leurres ! A noter quelques ombles dans nos prises. Pour les petits dormeurs il est bien agréable de pouvoir pêcher en plein jour 24h sur 24 !
Nous rejoignons le Nordland par le ferry et récupérons nos voitures de location à Bodo. Puis c’est un peu à l’aventure. Les routes sont faciles à conduire, personne ne s’énerve et les limitations de vitesse sont scrupuleusement respectées. Par contre les campings sont décevants, souvent très mal placés au bord des routes ou sur un parking ! Là encore il faut bien se renseigner pour trouver la perle rare et de la place. A force de question nous filons sur de minuscules routes dont les tunnels sont encombrés de moutons, en direction d’une bien jolie rivière. Le village de Torne est indiqué nulle part pourtant c’est là que nous trouvons le seul camping bien placé. En retrait de la route, dans un nid de verdure, bien tenu et avec deux chalets que nous louons pour 5 jours. L’appel du saumon atlantique se fait sentir avec son lot de déconvenues, de doutes, d’horaires peu en rapport avec des vacances et au final des joies incomparables. C’est Pat qui montre le bon chemin avec un 89cm bien rebelle suivi d’un 90 cm très ventru ! Moi je conclus cette journée par un 90cm et surtout un magnifique 110cm pris sous le soleil de minuit ! Un autre poisson du même gabarit termine ces 4 jours et une double gamelle de filets de saumon poêlés avec une petite sauce crème citron que je réserve habituellement aux grosses truites. Nous ne tuons qu’un saumon mais ici relâcher n’a pas l’air d’enthousiasmer les foules... A noter quelques truites fario, arc et de mer pour colorer ce tableau.
Nous finissons ce séjour par une nouvelle pêche en mer, toujours du bord. Les poissons sont un peu plus gros toujours aussi nombreux et les enfants ne veulent plus quitter les rochers. Nous prenons même un flétan à l’ondulante ! Au final un séjour bien réussi, pour la pêche, pour les randonnées, pour les enfants avec cependant un petit regret qu’il soit si difficile d’obtenir des informations fiables.

Au mois de Mai, avec un guide...
31/05/2011
Au fil du Rhône
Ce mois de mai a été caniculaire et les résultats de pêche très variables. Lorsque Philou, guide de pêche sur le lac du Bourget, m’appelle pour une prospection sur le Rhône, je viens d’essuyer mes premières sérieuses bredouilles de l’année ! Le thermomètre est à son maximum et pour une question de planning nous ne pêcherons qu’en milieu de journée, aux heures les plus éprouvantes. Si je suis très content de retrouver Philou, j’ai un sérieux doute sur le résultat final. Le rendez-vous est pris pour le 23 au matin à quelques 45 km en aval de chez moi.
J’ai connu Philippe Compain il y a quelques années, sur le lac du Bourget. C’était à l’époque la folie du mort-manié. Suite à une sympathique invitation, je débarque sur son bateau avec mes leurres à bavette. Une seconde après l’arrêt du bateau je suis en action et très vite je ferre le premier brochet d’une longue série. Le lendemain après midi je récidive avec un terrible 24 brochets au leurre contre 3 au mort manié. Il n’en a pas fallu plus à Philou pour virer dans la démesure des fanas du leurre ! Il a remisé à jamais son ancien matériel pour se lancer dans sa nouvelle passion, la pêche au leurre. Les années sont passées et ce guide malicieux est devenu une référence dans la région. Se retrouver pour une pêche découverte est un plaisir partagé !
Il est déjà tard, 10h du matin, lorsque nous commençons à pêcher. La matinée sera vide malgré de beaux échos au sondeur. Philou m’explique qu’en ce moment les gros brochets du lac sont en activité avec 5 poissons d’un mètre et plus en 5 sorties. Un petit casse-croute et nous relançons nos leurres. Selon le fond nous optons pour des bavettes plus ou moins longues. En pêcheur du lac, Philou aime les profondeurs et moi en pêcheur de rivière je préfère les zones plus accessibles à mes leurres favoris. Les bancs d’herbes m’attirent particulièrement ! Sous un soleil monstre, au ras d’un herbier immergé, je prends les 2 premiers brochets au ZC 75, ce leurre même qui a causé tant de changement dans la vie de mon guide, il y a 8 ans ! Dans une partie particulièrement sauvage nous voyons au sondeur un incroyable rassemblement de silures... J’en aperçois même un joli sur le bord, dans un mètre d’eau. Magnifique ! Puis c’est la vraie touche, au petit large d’une zone herbeuse. Le poisson reste plaqué au fond, les gros brochets sont de sortie ! J’annonce « un mètre » mais ce rusé ne se laissera pas mesurer. Plus tard, en remontant la rivière, Philou dévie subitement son bateau sur la rive opposée. J’aime ces instincts inexplicables, il en sort souvent des coups de ligne inhabituel. Premier lancer à l’ombre de ce buisson, mon ZC 75 se fait bloquer net sous le bateau. L’exceptionnelle clarté de l’eau me permet de voir la bête et cette fois-ci j’annonce « 10 kg ! ». Tresse fine, bas de ligne Nylon peu sécurisant, ce brochet a totalement engamé mon leurre. La bagarre est splendide, le dernier démarrage incroyable au bout de ma Tenryu et finalement l’épuisette intervient au bon moment, mon bas de ligne n’en peut plus. C’est un poisson très large mesurant 1,10m que nous relâchons après photos. Il est amusant de voir que c’est le même leurre qui a pris les 4 brochets et ce n’est pas faute d’avoir changé souvent... Il est 18h, il est temps de rentrer.
Pendant que nous chargeons le bateau sur la remorque, les pêcheurs du jour viennent aux nouvelles. Tous sont bredouilles, la période est très difficile. J’annonce notre succès et je les encourage vivement de se laisser tenter par quelques sorties avec un guide professionnel. Ainsi une journée annoncée mauvaise peut se transformer en de merveilleux souvenirs. Les bons guides sont là pour faire partager leurs innombrables expériences, ne pas l’oublier.
Pour toute info : Philippe COMPAIN : ph.compain@rhonealpespeche.com


Retour du Printemps
26/04/2011
Une virée en Inde
Je suis déjà rentré depuis 3 semaines de mon reportage en Inde, dans l’archipel des Lakshadweep, chez Yves Fraissex. Je n’ai pas encore communiqué sur ce voyage, mais promis tout sera dit dans le prochain numéro de Partir Pêcher ! Un reportage passionnant dans un coin du monde très préservé, superbe…
Mon retour sur les bords de mes rivières favorites s’est admirablement passé car cette année les beaux poissons coopèrent particulièrement bien. Il est étonnant pour ne pas dire illogique de voir des années « à gros poissons » et d’autres plus discrètes sur ce sujet. Il n’y a rien de rationnel dans cette remarque mais comme je passe une heure ou deux à la pêche, tous les jours, le hasard ne peut être pris en compte ! L’année dernière a été une saison excellente en terme de quantité et même de beaux poissons. Il est en plus amusant de voir la similitude de mes pêches françaises et d’outremers. Un bilan assez comparable, une bonne note mais pas le petit plus que procure une série de prises hors normes. Je cherche ces gros poissons, que cela soit sur le Rhône, à Madagascar ou sur un lac perdu. Donc il est normal en 300 jours de croiser quelques situations pour le moins inhabituelles. J’ai vu en fin d’année dans la Baie du Courrier un retour heureux sur des coups de ligne magnifiques. Reste que le bilan 2010 manque de piment ! Cette nouvelle année, 2011, a démarré merveilleusement bien. Un seul voyage pour le moment, en Inde, et plus de 80 séances de pêche dans nos eaux 100% françaises. Et déjà plus de gros poissons que sur l’ensemble de l’année dernière. Même les morilles sont déchaînées, l’occasion de faire quelques plats aux copains comme une grosse truite en papillote servie avec une poêlée de morille à la crème. Un régal de nos campagnes !
L’autre matin il m’est arrivée une belle anecdote, digne des meilleures destinations de pêche. En bas de chez moi, le jour se lève et une grosse fario se balade en surface en gobant tout se qu’elle trouve. Un poisson de 3 kg minimum. Je lance mon petit poisson nageur et attaque immédiate, la canne est bien courbée. Curieusement, ma truite continue à gober et je ramène après une superbe bagarre un brochet mesuré à un mètre ! Je le relâche et je relance dans la foulée sur cette truite qui n’arrête pas de téter la surface. A nouveau ma canne prend une courbure incroyable et là je ramène un autre brochet de 96 cm… On est en France, dans le domaine public, aux pieds d’un village. Moi je le répète, cette année nous réserve de grosses surprises ! Dommage que les stocks de neige en montagne soient catastrophiques et que le niveau d’eau et sa température risque de faire du dégât…

L’hiver se termine…
20/03/2011
Bilan hivernal pour un pêcheur au leurre
En fait, en jonglant entre les lacs de 1ière catégorie et les rivières de 2ième catégorie, j’ai réussi à pêcher tout l’hiver avec mes boites de leurres ! Curieusement c’est la première fois que j’ai autant de temps à consacrer à cette saison. Pas de voyages et surtout l’envie de découvrir un monde que l’on dit en plein repos, presque à l’arrêt ! Je me suis dit qu’au pire je verrai une ou deux actions à retenir. Pour cela je n’ai pas changé mes habitudes à savoir une heure de pêche quotidienne et une exclusivité qui frise le fanatisme pour les leurres. L’hiver rigoureux et extrêmement sec que nous avons eu a engendré des niveaux et couleurs d’eau parfaits. Au niveau observation j’ai beaucoup appris de cette saison et j’ai profité pleinement de la clarté des eaux pour m’instruire sur une saison qui est tout sauf morte. Du poisson j’en ai vu beaucoup, j’en ai pris pas mal et la grande surprise est venue de la qualité incroyable de mes prises.
Pour les brochets ce sont pendant les moments les plus froids que j’ai le mieux pêché. Les températures largement négatives m’ont permis de prendre 24 poissons dont une moitié de plus de 80 cm. J’ai eu droit à deux poutres de 1,10m et 1,13m. Les petits leurres, 8cm, ont été à la fête pourtant cette façon de pêcher m’interdit la prospection efficace des grandes profondeurs. Un avantage pour les suspending qui autorisent de nombreux stops, même entre deux eaux. Ce qui m’a aussi surpris c’est la vivacité des brochets. Rien à voir avec l’été et l’automne. Chaque bagarre a été une merveille de puissance et mon frein a souvent été obligé de libérer du fil, pourtant je le serre assez fort ! Autre constat, ce ne sont pas les heures les plus chaudes de la journée qui sont propices à cette pêche, bien au contraire. Même en hiver, tôt le matin et le soir restent les moments privilégiés d’une journée. J’ai aussi constaté très peu de ratés. De belles attaques, relativement lentes avec quelques secondes de calme avant que le poisson démarre et que la bagarre commence.
Le sandre n’est pas réellement représenté aux alentours de chez moi. Curieusement j’en ai pris un beau de 81 cm dans 2m d’eau, sur un poisson nageur de 10 cm. A l’inverse des brochets, la bagarre a été si vite expédiée que j’ai pensé à un chevesne dodu comme on en trouve beaucoup par ici. Après photos je l’ai mesuré et relâché. Encore un poisson intéressant pris en plein hiver !
Pour les truites, je me suis régalé. La première période s’est située au milieu de l’hiver et de manière souvent accidentelle. N’empêche que de prendre une paire de fario de plus de 60cm c’est vraiment plaisant. Depuis l’ouverture j’en ai repris quelques unes magnifiques dont un monstre de 80 cm dans un poste à haut risque ! Petite falaise, courant violent, arbres morts immergés et buissons impossibles sur la berge. C’est un poste pas raisonnable où j’ai déjà eu quelques aventures. La semaine passée c’est une moucheté de 53 cm qui m’en a fait voir. Amusant, c’est le seul poisson que j’ai gardé de cet hiver. Lorsque j’ai touché cette énorme fario dans seulement 50cm d’eau je me suis fait balader comme rarement. Il n’y a pas eu de round d’observation, elle a immédiatement dévalé la rivière en direction des nombreuses branches noyées. J’ai serré le frein à bloc, au maximum des possibilités de mon Twin Power 2500. La tresse de 16 lb a tenu, ma Tenryu aussi tout comme le nœud de raccord sur mon bas de ligne en Nylon 40/100. Après un combat d’anthologie j’ai réussi à extirper des obstacles cette fario hors normes. De bons souvenirs et encore une fois c’est l’hiver qui m’a montré d’innombrables possibilités, comme jamais je ne l’aurai supposé. Un détail instructif puisé dans toutes mes notes : j’ai pris sur le même remous pendant cet hiver, une grosse truite, mon plus gros brochet de la saison et un gros sandre ! Un trou d’eau de 30m sur 10 avec seulement 2m de profondeur. Qui a dit que les gros carnassiers ne cohabitaient pas ?
Comme je l’ai dit, je n’ai tué qu’un seul poisson. Je ne suis pas un extrémiste du fameux catch & release mais depuis longtemps je n’ai pas le cœur à tuer. Gamin on m’a appris à tout tuer ce que je prenais. Une autre époque. Si je relâche autant aujourd’hui c’est parce que je crois en ce geste. Ce qui ne m’empêche pas de préparer pour les copains une grosse truite en papillote avec une sauce aux morilles ! Ou un apéro à base d’acras de brochet dont les invités se souviennent longtemps ! Mais voilà, on est en 2011 et la raison doit l’emporter sur d’autres considérations plus primaires…

Leurres et eaux froides !
31/01/2011
Pêche au lancer au cœur de l’hiver
En France, dans les régions touchées par des hivers rudes, nous avons coutume de dire que cette saison reste la spécialité des pêcheurs au vif. La pêche au leurre est décriée, des affirmations souvent appuyées par des fanas du brochet et même par certains scientifiques. Ils vont jusqu’à nous convaincre qu’un brochet ne peut pas être actif si l’eau descend à quelques petits degrés. Esox serait alors amorphe... C’est vrai que je n’ai jamais fait de pêches extraordinaires par grand froid mais je n’y ai peut être jamais apporté l’énergie nécessaire dans une partie de l’année souvent réservée aux voyages exotiques ! Pour ce mois de janvier, je suis présent et gâté, la Savoie est sous une chape de températures négatives et le Rhône gèle profondément dans les endroits les plus calmes. Pourtant pas question de laisser ma canne au repos, durant les 15 derniers jours j’irai quotidiennement lancer durant une heure mes leurres sur mes meilleurs postes. Curieusement je commence par deux magnifiques farios de 5 et 6 livres que je relâche méticuleusement, grâce à un petit poisson nageur Mégabass de 8 cm ! Ce doublé me lance sur le bon chemin et j’attaque méthodiquement cette pêche hivernale. Premier constat, je vais capturer une dizaine de brochets, tous calibrés entre 72 et 86 cm. Pas si mal pour des séances ultra courtes ! Donc maître Esox est bien actif. Par contre je me rends vite compte que c’est tôt le matin ou le soir que je touche le mieux. A des moments où le froid est le plus intense. Mes tentatives en plein soleil et en milieu de journée se soldent par un échec. Etonnant... En moyenne je pêche entre -4° et -8°. A ce stade, les mains en prennent un coup ! L’autre matin à 8h30, il faisait -7°. Je lance une première fois sur un poste exposé au courant. Bingo, d’entrée je fais un honnête 84 cm. Mon deuxième lancer n’aura pas lieu, la bobine est gelée, un bloc de glace. J’insiste mais rien ne sort du moulinet sauf une perruque de tresse figée par la température négative. Mes doigts sont inertes, je ne suis plus du tout opérationnel, du coup je rentre avec un joli ratio de un lancer pour un beau brochet ! Autre constatation, les leurres de tailles moyennes donnent mieux que les gros. Le Live-X et même le B’Freeze me rapportent l’ensemble des prises. Mes essais avec des gros leurres sont décevants, juste un poisson. Evidemment la façon de mouliner a son importance, beaucoup plus lentement qu’aux autres saisons, avec des stops à répétition. Curieusement les brochets ne se cantonnent dans les trous calmes et profonds mais aiment venir se poster en queue de courant, là où le fond remonte. Côté matériel je dois prendre l’habitude de ne plus laisser ma canne dans la voiture car le matin le moulinet a du mal à tourner et la tresse est un bloc compact collé à la bobine. C’est vrai que la tresse ne me facilite pas la tâche mais dans cette pêche très lente elle reste un atout. Je ne connais pas de recette miracle contre le gel dans les anneaux. A étudier. Parfois le matin ce sont tous les deux lancers qui m’obligent à casser cette glace accumulée !
Grosses truites, beaux brochets et même déferlantes de chevesnes sur certains postes, décidément janvier m’a véritablement surpris ! L’année prochaine, je serai au rendez-vous, pour m’amuser et pour voir si mes observations se confirment. En attendant le Salon de Nantes approche, l’occasion de parler pêche avec les copains !

La Baie du Courrier !
23/12/2010
Pêche au leurre dans le nord malgache
Après de nombreux voyages ces 12 derniers mois, cette expédition au cœur de la Baie du Courrier est la bonne surprise de l’année ! Pour moi c’est la découverte de ce spot totalement dédié à la pêche sportive. J’ai passé quinze jours avec Sébastien et sa jeune organisation « Green Fishing ». Au total 13 jours de pêche intensive qui m’ont permis d’évoluer sur un grand nombre de postes variés, la zone est immense ! Je savais la région ventée et c’est vrai que la mer est rarement plate. Par contre, à condition d’évoluer sur un bateau de pêche sportive et non pas sur une barque, ce vent n’a jamais été assez fort pour nous empêcher de lancer ou jigger. Les horaires adoptés par Séb ne laissent guère de place au repos, 5h30 sonne le départ quand au retour il s’étale entre 16h et 18h ! Impossible de faire plus, surtout si on choisit des pêches fortes comme se fut mon cas. Du poisson il y en a énormément, de toutes tailles et de toutes sortes. Nous avons pris exactement 40 espèces différentes, du marlin noir à la sériole ! Les grosses prises sont nombreuses surtout lorsqu’on s’investie précisément dans ce type de recherche. J’ai eu la bonne impression que les surprises peuvent intervenir à tout moment. Sensation agréable. Mais il ne suffit pas de lancer correctement, encore faut-il être bien dirigé par des gens du coin. Séb note tout sur son GPS, un travail qui paye à la longue.
Le lancer est très efficace et l’importance du choix des leurres influe directement sur la qualité des prises. J’ai ferré et pris un bon nombre d’ignobilis entre 20 et 40 kg. Les sticks baits ont surclassés les poppers, à la condition de bien maîtriser le rythme de récupération. Parfois j’ai lancé 3 ou 4 fois de suite pour autant de grosse carangue au bout du fil ! Que dire aussi des chasses spectaculaires dans la Baie, avec des bancs compacts de carangues qui éclaboussent la surface sur une centaine de mètre ! Mais au désespoir de l’équipage, ce type de pêche ne m’excite pas beaucoup, trop facile et sans surprise avec un poids moyen de 8 à 12 kg. Je n’ai pas oublié aussi ce gros marlin noir qui est venu rostrer une de nos carangues au ras du bateau ! D’autres espèces ont visité mes leurres de surface, notamment une paire de joli thon jaune sans oublier les rouges, jobs, thasards et mérous.
Le jig est assurément une des bonnes techniques du coin. Et pas besoin de viser profond, 30 à 70 m suffisent amplement. Attention, les coefficients sont d’une importance capitale ! Tous les postes prospectés aux bons moments ont rapporté du poisson. Parfois c’est de la folie où la raison doit l’emporter ! Nous avons pêché quelques têtes de roche qui provoquent des touches en série avec une multitude d’espèce à la clé. Entre la Baie du Courrier et le Cap d’Ambre je me suis régalé. Les thons à dents de chien sont nombreux mais nous n’avons pas trouvé les gros ! Quelques sérioles et beaucoup de vivaneaux, mérous et carangues. Beaucoup de poissons relâchés mais malheureusement pas mal de morts aussi. Séb et son équipage doivent faire attention, les ressources ne sont pas sans fin... Cela nous est arrivé plusieurs fois de changer de zone pour cause d’un trop grand nombre de poissons pris ! Les jigs de 300 gr ont fait la loi et les cannes souples aussi !
Un tout petit peu de traîne car les rostres étaient parfois très visibles. Quelques heures par-ci par-là pour un résultat incroyable, marlin noir, voiliers, wahoos, coryphènes et thons jaunes ! J’espère avoir montré la bonne marche à Séb, un subtil mélange de couleur d’eau et de profondeur, sans oublier le soleil et la zone ! Il y a là des solutions insoupçonnées.
Nous avons donc pêché 13 jours pour plus de 450 poissons capturés, tous au leurre. Pas mal pour une première. Le bateau est agréable, passe bien la vague et reste stable par mer formée. Une petite panne m’a immobilisée à terre une journée, et vu la fatigue j’ai bien apprécié. L’équipage est jeune en termes d’expériences et la marge de progression est importante. Ce qui laisse présager de futures très belles pêches. Un point sympathique, nous n’avons croisé pratiquement personne, quelques barques locales et une « pirogue » venu de Nosy Be avec son lot de pêcheurs bidouilleurs plus occupés dans leur case que sur l’eau, sans commentaire... Un mot sur le camp ! Pas de luxe, c’est même plutôt spartiate mais avec beaucoup de charmes. Et les repas sont d’une immense qualité grâce à Etiennette. Pour se défouler, les balades sont à l’infinies. Oui j’ai vraiment aimé !

Farquhar, l’Atoll du bout du monde
01/12/2010
Soie de 8, soie de 12, jig et popper pour un pêcheur éclectique
Un séjour riche en instruction ! Quinze jours passés à traquer les plus beaux poissons de l’Océan Indien, du bord comme en bateau. Une météo capricieuse au début, qui a plus handicapé les lanceurs que les moucheurs. Un Lodge surprenant, une ambiance formidable et des repas merveilleux ! Cependant tout n’est pas facile au bout du monde et les marins n’étaient pas franchement à la hauteur... C’est peut être aussi pour ça qu’il y a tant de poissons à Farquhar. Des activités irrégulières sur les leurres de surface et encore une fois le jig nous a montré tout son intérêt en provoquant des pêches d’une rare intensité. Chacun a connu des passages hors normes, des moments rares mais aussi des passages à vide qu’un bon marin aurait certainement pu corriger ! Il en reste cependant des souvenirs que peu de destinations se permettent d’offrir.
Soie de 8 sur l’île de Rats and mice
Matin baigné d’un soleil brulant, nous sommes trois à lancer nos mouches. Olivier, J.Marc et moi. Inutile de crapahuter, nous avons devant nous trois boules de bone fish. Des poissons de 1,5kg à plus de 5 kg. Sur un fond de sable blanc et par 50 cm de fond, c’est un jeu sans fin. Chacun de nous a entre 1000 et 2000 bones devant lui ! Rien d’exagéré, c’est ainsi et nous en profitons tout le matin, pendant la marée basse. Les cannes se courbes à chaque moment, le backing siffle dans les anneaux, les bras se fatiguent... Parfois une exclamation, sur un poisson de plus de 80 cm ou sur un gros requin qui vient tourner à proximité. Lorsque la marée s’inverse nous nous retirons, saoulé de bagarres et d’images. Les bancs de sable apparaissent, sur fond de ciel bleu c’est une merveille. Un très grand moment de pêche à la mouche ! Nous avons tous les 3 relâchés entre 50 et plus de 60 poissons. Trop facile ? Certainement, mais pourquoi se refuser un tel moment d’exception !
Jig à la sortie du lagon
Sans sondeur le jig est une pêche de hasard. Mais pas ici ! A l’œil je repère cette tâche claire qui détonne sur le bleu foncé de l’Océan. Un haut fond. Les jigs partent au renseignement, 30m. J’ai envie de dire au marin de s’éloigner un peu mais une attaque plie ma canne puis celles de mes compagnons. A partir de là, c’est le festival qui commence. Pas une coulée sans touche, des poissons aussi variés dans leur poids que dans les espèces. A chaque ferrage c’est un thon à dents de chien de 1 kg ou un napoléon de 30 ! Parfois c’est l’inverse. Les mérous les plus colorés se déchainent ainsi que les vivaneaux. Lorsque le vent nous entraine au-delà de ce haut fond, les touches nous suivent avec des surprises comme ces espadons voiliers et thons jaunes ! Et dans ces faibles fonds, la plupart des poissons repartent vivants, sauf lorsque l’apéro du soir est en jeu !
Lancer du bord, de nuit, derrière le Lodge
La pleine lune nous éclaire toute la nuit. Après chaque repas j’ai pris l’habitude d’aller lancer sur cette plage sans fin. Je vois comme en plein jour, sauf quand un nuage passe. Parfois même je pêche à vue une belle ignobilis qui passe dans mes pieds. Ce soir elles sont en folie, sur mon Shibuki j’en pique une dizaine pour en relâcher 7, des belles. Les moustiques me mènent la vie dure mais rarement j’ai pu pêcher de nuit avec des paysages aussi visible. Je me régale jusqu’à ce que mes paupières me rappellent à la raison. Ma nouvelle canne à lancer 3 brins est parfaitement testé !
Soie de 10 et 12, dernier jour, pointe Sud
Trois potes pour une journée peu ordinaire. Nous réalisons un tableau fantastique parsemé de bones fish, permits, barras, capitaines, ignobilis, mérous, requins et carpes rouges. Mais un tel tableau serait incomplet sans les perroquets géants ! Nous les traquons, à vue, durant toute la fin de la marée descendante. Ils sont là, par groupes de 15 ou 20. Parfois énormes. Nos imitations de crabe n’en finissent pas de couler sous le nez de ces incroyables poissons. La récompense arrive au moment ou je m’y attends le moins. Pour une fois le bumphead gobe correctement ma mouche et mon bas de ligne évite la pince coupante des dents. 20 kg de bonheur sur ma JMC 10 et surtout le plaisir de voir mes potes plier leur canne à leur tour. Le plus gros accuse 30 kg bon poids... Une sacrée journée !
Bateau et popper, au large de la barrière
Mes compagnons viennent de vivre une matinée qu’il sera difficile de retrouver ailleurs. 140 poissons à deux bateaux. Une euphorie en surface qui déplace toutes les espèces du coin. Entre deux grosses GT, un énorme thon à dents de chien passe sous la coque. Les voiliers s’en mêlent et prendre de tels poissons au leurre de surface est un grand plaisir. Mais c’est Richard qui a connu la plus grosse émotion, il a tenu une ignobilis record. Un monstre ! Elle a mordu au bateau, avant de casser le bas de ligne... mais ces poissons de légende sont peut être imprenables ? Son poids est impossible à estimer mais la taille est au minimum à 1,80m ce qui laisse supposer que les plus grosses carangues au monde habitent ici. Car il y a déjà eu des antécédents dans le lagon. Toujours est-il, qu’un tel tableau laisse rêveur...
Voilà quelques images fortes pour illustrer ce voyage. Tout n’a pas été facile mais de vivre de tels anecdotes méritent quelques efforts, non ?!!!


Prospection « JIG » à DJIBOUTI
09/10/2010
Bivouacs entre Sables Blancs et Goubet
C’est l’agence DHD Laika qui m’a demandé de participer à cette prospection dans des eaux que j’ai déjà pêché il y a quelques années. Si nous connaissons la valeur de ce produit « lancer », il n’en est pas de même en ce qui concerne le jig. La région qui s’étend des Sables Blancs au Goubet régale de nombreux groupes « leurres de surface »aux bonnes saisons. Mais parfois les résultats sont en dessous des espérances surtout lorsque le seul leurre utilisé est le popper. Il est logique et même ambitieux de vouloir améliorer un séjour en proposant d’autres techniques. Les conditions météos très changeantes de par le monde provoquent des résultats inégaux en terme de pêche. Et en cette saison, Djibouti n’échappe pas à la règle avec des températures d’eau assez élevées et des mouvements de poissons inhabituels. Le test est donc grandeur nature, car pour notre semaine la pêche au leurre de surface va s’avérer difficile. Les néophytes se régalent de ces moments d’activité mais les vieilles mains, comme Thierry qui en est à son septième voyage, restent sur leur faim. Notre groupe est disparate en personnalité mais parfaitement soudé par une ambiance extraordinaire. Un régal ! Certains comme les frères Wof et Johan vont consacrer la majorité de leur temps avec moi, au jig. Approche identique mais techniques différentes, l’équipe est solide pour notre prospection. Et d’entrée le résultat est sans appel, le jig permet de prendre des poissons digne d’intérêt quand le lancer reste muet ! Attention, une prospection jig ne tient pas au hasard. Il ne suffit pas de plonger un bout de plomb au fond de l’océan pour prétendre prendre du poissons. Il faut passer par les cartes et étudier nos stratégies. Et aussi essuyer quelques revers. Aux Sables Blancs, le premier matin nous relâchons 14 sérioles et un thon jaune sur notre bateau, par 60m de fond. Une belle mise en forme qui mystérieusement ne confirmera pas à la séance suivante. Puis au Goubet ce sont les carangues ignobilis que nous allons chercher en plein courant sur des fonds importants. Les séries de touches prouvent une activité réelle alors que les poppers et sticks baits ont bien du mal a confirmer. En allant ferrer des poissons au ras des rochers et des tombants, nous alignons pas mal de casses et certains pêcheurs voient fondre leur réserve de leurre dangereusement ! Si les poppers font le spectacle, c’est bien le jig qui provoque l’émotion. L’apport de sondeurs et de GPS nous aide considérablement dans cette recherche. La pêche devient technique et moins hasardeuse. Le plus intéressant est l’analyse de ces résultats. Lorsqu’un bateau fait au lancer 5 poissons le matin et que l’autre bateau au jig en fait 12, on se rend compte qu’en jouant sur les bons horaires il est possible pour un seul bateau d’additionner ces chiffres. Et d’un seul coup, une pêche moyenne devient bonne, voir même très intéressante. Surtout quand Johan voit son jig se faire gober par un voilier d’une quarantaine de kilo à la descente… Et cela oblige les pêcheurs à mieux comprendre une zone, ses courants et ses tombants. Lorsqu’ils sont associés, le jig et le lancer sont une sorte de pêche en 3D !
Donc un résultat très positif que nous tenterons de mettre encore plus en valeur à la saison du printemps. Et dans ces lieux, la qualité du bivouac est en hausse par rapport aux 7 Frères, une question de vents et de proximité des lieux plus civilisés ! Pour les passionnés, le rendez-vous est pris pour mai/juin !


RETOUR au KAZAKHSTAN
19/09/2010
Carnassiers et leurres de surface

Une semaine bien agréable et une ambiance formidable pour notre groupe de lanceur. C’est mon troisième séjour au royaume des roselières et les eaux basses de cette saison ont favorisé considérablement la recherche des brochets au leurre de surface. Par le manque d’eau certaines zones deviennent inaccessibles. Mais la densité de carnassiers reste exceptionnelle. Plus difficile que l’année dernière, il faut savoir changer de leurre au bon moment pour provoquer des séries d’attaques. Pour les brochets et grosses perches les sticks baits ont été à la fête. Le Zclaw, le Sammy et Storm m’ont comblé, à noter que tous les sticks à la nage très saccadée n’ont pas été à la hauteur sur les brochets. Côté popper c’est le PopMax rouge vif qui a survolé les résultats. Pour les nouveautés, la série des Buzz Frog m’a bluffé ! Un design hyper réaliste et une efficacité redoutable dans les faibles profondeurs et les herbiers. Les poissons nageurs de surface ont une nouvelle fois assurée lorsque la zone le permettait. Mon unique Dorum est revenu brisé en deux par les attaques répétées des beaux brochets ! Sinon le BKF et le Salmo ont une nouvelle fois surpris par les résultats. Les poissons articulés restent d’excellentes solutions sur les brochets proche du bateau. Le BBZ et le Gan Craft ont déclenché nombres de touches non prévus. Pour faire évoluer mes leurres j’ai choisi deux cannes, la Red Luck Top Water et la Shimano Exage en 5 brins qui tient dans n’importe quel sac. Plus qu’une idée, un véritable coup de cœur ! Sans oublier ma paire de moulinets Shimano Twin Power 2500 garni de tresse YGK et Tuf Line XP en 17/100. Mes bas de ligne ? Du simple Nylon 70/100 et pas un brochet de perdu…
Au final, mes 8 pêcheurs ont pris 955 brochets (tenus en main) dont un 1,05m capturé avec malice par Francis. Environ 1500 perches d’une moyenne de taille peu ordinaire. Les poissons d’un kilo et plus ont été réellement nombreux ! Plusieurs après midi ont été consacrés à la recherche des gros aspes. Le succès nous a encouragé sur cette pêche différente, chenal, eaux profondes et troubles, cuiller ondulante et lancer précis au ras des roseaux. Nous avons relâché une bonne trentaine d’aspes de 3 à 6 kg avec en prime quelques silures. Cette pêche a apporté son lot d’émotion, avec des touches violentes et au final une arrivée au bateau remarquée pour un poisson pas comme les autres… Donc un bilan excellent pour ces 6 jours de pêche, il a juste été dommage de na pas avoir accès à plus de zones à cause du niveau d’eau. Les lumières du soir, les milliers d’oiseaux et ce monde aquatique ne laissent pas indifférent.
La recherche du brochet sous ces latitudes est une école de pêche au leurre. Tout peut marcher mais pas à n’importe quel moment ! Une vérité et une subtilité ! Un grand merci à Jacky, Michel, Thierry, Philippe, Francis et Fred. Et une mention spéciale pour Philippe le journaliste volubile et Martin le cameraman d’Ultimate qui a suivi l’évolution de nos pêches dans la bonne humeur !

Tresse fine
30/08/2010
Bivouacs d'été
... Depuis pas mal d’année mes moulinets sont exclusivement équipés de tresse. Du lancer léger au lancer lourd, en mer comme en rivière. Cependant, petite exception, pour mes pêches d’été en haute montagne et cette fameuse recherche des grosses truites, je suis repassé au Nylon. Je préfère son comportement face à des tresses microscopiques qui ne m’ont pas convaincu. Trop de perruques inextricables. Le Nylon reste irréprochable bien que fragile face à de gros salmonidés vivant dans des univers fortement rocheux. Cette année on m’a demandé d’essayer et de tester la tresse Gesox d’Ultimate. Les données sont saisissantes : 6/100 de diamètre pour 4,5kg de résistance et une couleur rose peu discrète ! Septique au début, j’ai appris peu à peu à dominer ce fil et à en tirer le maximum. Je jongle sur mes deux cannes favorites des bivouacs en altitude : la Tenryu Red Volution Technically et sa sœur la Red Luck Top Water. Ces deux cannes sont associées à des moulinets performants, des Shimano Twin Power 2500. Tout d’abord je pêche des eaux très claires et je privilégie un bas de ligne de plus de deux mètres en Nylon Shimano Technium 20/100. Puis j’évite à tout prix de poser ma canne sur un rocher aux arrêtes vives car ce seul geste peut endommager cette tresse d’un diamètre incroyable. Et surtout à chaque lancer, il y a une gestuelle à respecter. Rabattre le pick-up à la main et surveiller que la tresse ne fasse pas une boucle. Par vent de face ou sous la pluie c’est important. Au début c’est l’œil qui surveille puis avec l’habitude ce sont les doigts qui instinctivement me renseignent. Ce que j’apprécie beaucoup, c’est qu’en cas de perruque causée par une inattention parfois légitime, la texture de cette tresse permet à coup sûr de s’en tirer rapidement. Elle glisse et ne se bloque pas sur un nœud inopportun. Deux mois de pêche, des centaines de salmonidés dont une dizaine de plus de 60 cm m’ont permis d’adopter totalement cette Gesox. Et si la couleur rose pétante passe à la longue, ce n’est pas très grave !

L’expérience DJIBOUTI
01/07/2010
Les ignobilis des 7 Frères
….. Retour de ma virée à Djibouti. 3 semaines dans le four des 7 Frères ! Je ne peux pas dire que le matériel sur place m’ait apporté beaucoup de repos. Dommage après 5 ans de bons et loyaux services. La pêche a été dans l’ensemble plus difficile que d’habitude avec pour la première fois, des ignos qu’il fallait aller chercher. En tout cas très intéressant techniquement, puisque 4 bateaux pêchant 6 jours ont pris 556 ignobilis et une soixantaine d’autres poissons… C’est ça que j’appelle plus difficile ! La plus grosse pesée : 55,5kg. A noter la supériorité incontestable des gros poppers sur les sticks. La 2ème et 3ème semaine ont été très sympathiques avec des pêcheurs néophytes et confirmés qui en voulaient. Déception pour la première semaine où 1 pêcheur est venu gâcher cette belle expérience et pourrir la vie de tout le monde.Lamentable.
A noter une merveilleuse matinée avec 51 grosses ignobilis relâchées par les grenoblois. Quelques coups du matin, du bord, très musclés ! Le rock fishing à son apogée, ou comment brider une série de poissons de 20 kg en plein milieu du corail ! A suivre un test très instructif sur les différents hameçons triples du marché. ST 66, ST 76, GT 6/0 et GT 10/0 avec les + et les –, à lire prochainement dans la PEM. Le choix des hameçons est déterminant pour éviter trop de ratés. Pour moi, un véritable test est basé sur la prise de plusieurs centaines de poissons… Retour en France pour mes bivouacs dans les Alpes. J’en profite pour préparer la suite de mes voyages de fin d’année, une virée en Norvège, retour au Kazakhstan, prospection jig à Djibouti, une semaine aux Seychelles et un final à Madagascar ! La pêche reste et restera toujours une merveilleuse école de la vie !

De la Terre de Feu ....
20/05/2010
aux Radama
Mon dernier voyage en Terre de Feu laisse présager une suite à l’aventure ! Le fait d’aller chercher des hauts de rivières totalement vierges reste un rêve pour nous pêcheur à la mouche. Le camping c’est bien mais les conditions météo rendent l’exercice très exigeant. Le physique et le moral doivent être au beau fixe ! Mais mon ami Dan va tenter de construire une « cabaña » sur la meilleure zone pour loger quelques pêcheurs. Une ou deux autres pistes en quad pour accéder à d’autres paradis et voilà une bonne occasion de retourner dans ce coin merveilleux…
Actuellement je reviens de ma virée à Madagascar, aux Radama. Le but était de confirmer les bons résultats acquis l’an passé ! Mission totalement accomplie ! En ce qui concerne le jig, la régularité de nos pêches poussent les skippers à le proposer systématiquement aux clients. Nous avons mis en valeur une nouvelle zone pour le jig avec de beaux tableaux de sérioles et quelques touches fracassantes ! Le lancer reste la technique n°1 et le popper a pour une fois fait jeu égal avec les sticks coulants et flottants. 5 semaines de mer calme, la météo a été parfaite. Et puis, le simple fait de retrouver Christophe est déjà un plus dans ce périple. Belle organisation.
Dans la foulée, Djibouti se prépare ! Les grosses ignobilis nous attendent…
Côté matos j’ai essayé dernièrement les cannes à mouche JMC Liberté, un régal ! Test grandeur nature sous quelques rafales atteignant allègrement les 100 km/h… A retenir également le Nylon Shimano Technium Spinning, une résistance hallucinante et une fiabilité à toute épreuve !
Pour les Radama, ma Tenryu All Rod associée à ma Fiber Jig a une fois de plus prouvé la qualité des cannes rouges. Un tandem percutant ! Côté jig, le Vortex a dominé les débats en s’adjugeant la plupart des grosses prises.
Mes essais sur les tambours tournants pour le jig ne m’ont pas convaincu. Et le comparatif tresse blanche/tresse sombre a largement et indiscutablement tourné en la faveur des couleurs ternes et discrètes.

 

 

 

 

 
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