Je suis née en Février 1963. La veille de ma naissance mes parents étaient encore sur les bords de la Loue à étudier les gobages. La nuit qui a suivi, ma mère a rêvé d’un grand poisson noir, son seul rêve halieutique de sa vie. Et je suis arrivé !
   Très vite, sous l’impulsion de mon père, j’ai foulé les berges des rivières et torrents. A 6 ans dans la Sierra de Grédos je prends mes premières truites en mouche sèche. Puis ce sont les brochets qui prennent le relai. Le temps passe et la pêche prend de plus en plus d’importance dans ma vie. Je laisse rapidement tomber les réunions de famille et les études ! Déjà en pension je cachais une canne télescopique dans mes affaires et c’est une truite de 2 kg que je n’ai pu m’empêcher de montrer qui m’a trahi... Une année scolaire au Sénégal n’arrange rien, je suis fait pour la nature et ses différents éléments liquides ! Je n’use guère le banc des multiples écoles qui m’acceptent et à 16 ans je plonge dans la vie professionnelle avec un copain taxidermiste. Lui chasseur, moi pêcheur, la boutique est souvent fermée. A 18 ans, mon service militaire se transforme en cours particulier de pêche à la mouche pour les gradés de la Marine d’Ajaccio.
   Puis ce sont les Antilles où je rencontre dans l’ordre, les poissons du grand large et ma femme, Martine. 

Nous investissons nos maigres revenus dans des voyages très aventureux. Retour en France et rencontre de gens qui vont s’avérer influents dans ma future vie de pêche. Hubert Guillois, Albert Drachkovitch, Henri Limouzin, Michel Kumpf et enfin Michel Maës de Jet Tour Chasse et Pêche qui nous propose une virée d’un an au cœur de l’Amazonie pour une prospection incroyable. La sincère amitié que me porte le regretté Pierre Clostermann me touche particulièrement.
   De retour, c’est l’étape des Bijagos, territoire à l’époque totalement vierge de tourisme et de pêcheurs. Durant 9 saisons je sillonne les îles à pieds et les chenaux en bateau. Du centre de pêche « le tubaron » sont nées des modes, comme le popper par exemple. C’est avec Vincent Debris que nous avons accroché par hasard ce leurre inconnu au bout de notre fil pour lancer une technique qui a bouleversé la pêche sportive française. La pêche des grands requins a engendré des passions peu communes et le métier de guide de pêche a trouvé bien des adeptes.
   Avec Martine nous avons lancé plusieurs clubs de pêche sportive comme à Tuléar ou au Costa Rica. Nos deux filles ont grandi dans cette ambiance chaleureuse des pays du soleil, une bonne leçon pour l’adolescence !


  

Depuis je guide aux 4 coins du monde, de manière plus épisodique mais plus ciblée sur une saison ou un poisson spécifique.
   J’ai pêché dans plus de 60 pays différents et dépassé les 200 voyages de pêche ! J’ai glané quelques poissons extraordinaires comme ce requin blanc de 900 kg en Afrique du Sud, cette ignobilis de 66 kg à Djibouti, cette truite de 12,6kg en Terre de Feu ou ce tarpon de 112 kg du bord au Gabon.
   Depuis 23 ans j’écris dans des revues de pêche, récits de voyages ou techniques. J’entretiens une collaboration de longue date, franche et amicale, avec des grandes marques comme Ultimate et Ragot. Enfin j’organise quelques périples sur des destinations précises, dans les meilleures périodes.
   Chaque année je passe entre 250 et 300 jours au bord de l’eau pour un plaisir chaque fois renouvelé ! Je note tout dans mes cahiers, pour une approche la plus professionnelle possible de ma passion. Je vous l’avais dis, une vie de pêche...
Julien    

 

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